16.05.2012
Chronique de la Douce Contrée – 7e notice
1ere Devination du nouveau Cheffion
Hier, journée très grise, dans le ciel. Et dans la réalité.... j'ai fui le direct sur les kadé... j'avais pas envie... nostalgie d'un temps où les Primats de Nico avaient toute mon adhésion; les nouveaux Primats qui vont être proclamés ce jour, je les suppute grave.
Je voulais faire un tour avec ma bétayette dans les poques, mais elle m'a laissé en rade...
Mince, alors, je voulais passer quelques heures à faire des achats... envie de changer de véterie... puis, finalement, j'ai pris un bétailleur-payant et j'y suis allée, sans grande conviction.... ce n'est que lorsque je suis rentrée à Notre Auge que j'ai constaté que j'avais acheté un épaulard à manches longues noir et une gaye à motifs tous blancs sur fond noir...
Noir, c'est noir... c'est l'avenir de la Douce Contrée à cause d'un Organisateur de patte gauche ainsi que la Cour de tous les Carreaux, de la plus petite Bouge à la grande Cour Supérieure: bref, tout le carreau avance de patte gauche et la Contrée fait du surplace souvent et régresse toujours.
J'ai juste survolé les infos sur les diverses kadé, j'ai vu de rares images... je sais que les travailleurs de la Grande Auge Historique ont furieusement applaudi l'ancien Cheffion Nico...
il est reparti, tête droite... avec Charlina Bruniatello qui l'attendait dans leur auge luxueuse... merci, Nico, tu n'a pas démérité... mais crois-moi, ceux qui t'on vilipendé comme jamais et traîné dans les égoutâsses, alors qu'ils ne t'arrivent même pas à la rognure de tes plumes, ceux-là, ils te regretteront avant la fin de l'année.. tous les Animaux qui ont fait les dégoûtés lors de la Grande Cabriole vont te regretter amèrement... honte à toute la Compagnie de Plume gauche! je leur crache au groin et à la gueule, je leur vomi dans le bec!
En arrivant au moment de la Restauration de la moitié, j'ai vu ceci qui m'a coupé le souffle: le Cheffion cochon repartait vers l'Auge Nationale Elyséenne dans un transporteur-bétailler doucien, dernier cri de la technologie mais, surprise! ô infamie envers nos Montants!
Dans son apanage il y avait son estrasse! Quel scandale... même les piquenotices de gauche qui blablatait en gloussant de joie sur la kadé de Vision Première sont restés coi! ça leur a coupé le sifflet... savaient plus quoi dire! nous voici bien si maintenant on nous met des estrasses au plus haut niveau de la Douce Contrée! après ça, attendez-vous à ce que les petiots dans les bailles se comportent comme des Douciens aguerris! Bel exemple qu'on leur montre! et il parait que l'on se préoccupe des petiots désormais dans l'Organisateur: fumiste!
Y'a plus de respect, ma chère!
En regardant sur mon plumier-personnel, j'ai constaté que j'avais reçu une notice-électrique de la Grande Psyché... j'ai ouvert avec beaucoup d'impatience, espérant avoir enfin une réponse-d'avenir.
Ce n'est pas que je déchante mais je reste sur ma faim. Jiji me dit à peu près la même chose que j'ai vue et les sentiments que cela m'a inspiré. Quoi que.
En fait, la Grande Psyché à l'air étonnée: elle s'attendait en regardant quelques images à l'improviste rester de bois devant le Tondu. Mais, malgré sa désaffection des pattes gauches, elle a ressenti des impressions de devenir: sans avoir l'âge exact et le mois de naissance, elle a réussi à ressentir du devenir! cela l'étonne bien... mais finalement, ce n'est pas si incroyable qu'il y parait de prime. Puisque.
Voici ce qu'elle a senti: le Cheffion Francoy éprouve un incommensurable orgueil d'avoir réussi à se mettre au premier plan de la Douce Contrée; un orgueil fou et irraisonné qu'il ne peut que très difficilement contenir.... ça transparait par tous ses pores et Jiji l'a "senti" fort, clair et net... un coup de poing, qu'elle me dit.
Ho, il fait assez bonne figure, le cochon, pour la basse-cour qui regarde les kadé, mais, on "voit" des traces de son démentiel égo: il regarde les gens de haut... même si vous ne vous en rendez pas compte, Jiji assure qu'elle "visionne" son menton replet soulevé, ses yeux regardant vers le haut avec une dégoutation immense, un rictus de dédain qui le défigure pour la basse classe de Capitale-Seine, qui le pousse, le tire, l'entoure. Ils veulent le toucher comme autrefois le Monarque touchait les écrouelles.
Cet orgueil le protège de sa fumisterie: il est creux, il est vide, il est nul... c'est une coque de noix vide... cramponné sur les vieilles recettes du passé. Francoy s'est tellement imprégné de l'accoutrement, le masque, les mimiques du Cheffion Mitte qu'il est tout raide à l'intérieur. C'est sa construction....
Je suis sûre qu'il est constipé dit-elle, tellement il retient ses débordements d'orgueil; nous allons le voir et revoir se pavanant fièrement, les yeux constamment au ciel, une furieuse moue de dédain... ce type est fiévreux de trouille, luisant de la peur qu'il a qu'on s'en rende compte: il va faire quelque temps un cinéma qui fera croire à beaucoup d'Animaux qui l'ont préféré à Nico... puis, ils se rendront compte que tout va mal et même de plus en plus.... le pécore va s'enfler et en crever...
Gertrude de la Contrée Teutonne ne va pas s'en laisser compter longtemps... le masque tombera vite sur le rigolot... heureusement que nous avons des tas d'experts et de spécialistes dans l'Organisateur qui vont un peu coiffer ce crétin incompétent et maintenir notre expertise envers toutes les Contrées Réunies de l'Ancien Monde. Mais, ça promet: 2498 jours encore avant la prochaine Cabriole... une paille! Nous allons êtres les pestiférés de la Planète des Animaux!
Pour le Haut des Primats qui vont conduire l'Organisateur... elle a vu que le perdreau Janmarre Raultay était content d'avoir obtenu la Barre suprême mais finalement que ce pourrait être un Barre-Primat suffisamment affairé et qu'il pourrait mener sec le Cheffion Francoy afin de l'obliger à rester dans les clous de la biendisance de l'Universal des Animaux.
Mais, dit la Grande Psyché, j'en reparlerais sans doute, je ne me fie jamais à des volailles grises: gris ou en couleurs, les perdreaux restent des perdreaux: ils savent se défiler comme pas deux.
C'est pas grand-chose à se mettre sous la dent; il faut une grande patience avec Jiji...
mais le portrait du Cochon Cheffion se précise.
Ok, c'est pas tout: il faut que j'emmène ma bétayette au renforçateur. Pourvu que ça ne me coûte pas trop de piécettes!
11:03 Publié dans Mythes | Lien permanent | Tags : parapsychologie, ésotérisme, sarkozy, jeunes populaires, ump |
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15.05.2012
Et pendant ce temps-là...
Le monde arabe hait les femmes
Excision, violences domestiques, négation des droits civiques… Certains vous diront que c’est notre "culture" et notre "religion" de faire ceci ou cela aux femmes. Sachez bien que celui qui en a décidé ainsi n’a jamais été une femme.
Dans Distant View of a Minaret, feu Alifa Rifaat, auteure égyptienne trop peu connue, commence sa nouvelle par l’histoire d’une femme si indifférente aux relations sexuelles avec son mari qu’elle observe une toile d’araignée au plafond à balayer plus tard pendant qu’il se concentre uniquement sur son plaisir à lui. Elle a le temps de ruminer sur ses refus répétés de prolonger le rapport jusqu’à ce qu’elle aussi atteigne l’orgasme, "comme s’il voulait la priver exprès". Au moment même où son mari refuse de la faire jouir, l’appel à la prière interrompt son orgasme à lui, et il sort. Après s’être lavée, elle se perd en prière—tellement plus épanouissante qu’elle a hâte qu’arrive l’heure de la prochaine— et se met au balcon pour regarder dans la rue. Elle interrompt sa rêverie pour préparer consciencieusement le café de son mari, qu’il boira après sa sieste. Elle l’apporte dans la chambre afin de le verser devant lui, comme il aime, et constate qu’il est mort. Elle envoie leur fils chercher un médecin.
"Elle retourna au salon et versa le café pour elle. Son propre calme l’étonnait."
En juste trois pages et demie, Rifaat déroule un tiercé de sexe, de mort et de religion, un bulldozer qui écrase le déni et toute velléité défensive pour viser au cœur de la misogynie dans le monde arabe. Il n’y a pas à dorer la pilule. Ils ne nous haïssent pas à cause de nos libertés, comme le voudrait le cliché américain usé post-11-Septembre. Nous n’avons pas de libertés parce qu’ils nous haïssent, comme le dit si puissamment cette femme arabe.
Oui: ils nous haïssent. Il faut que cela soit dit.
Certains me demanderont peut-être pourquoi j’aborde le sujet maintenant, au moment où la région se soulève, nourrie pour une fois non par la haine habituelle de l’Amérique et d’Israël mais par une exigence commune de liberté. Après tout, est-ce que tout le monde ne devrait pas d’abord obtenir les droits de base, avant que les femmes n’exigent des traitements particuliers? Et qu’est-ce que le genre, ou le sexe d’ailleurs, a à voir avec le Printemps arabe?
Notre révolution n'a pas commencéMais je ne parle pas du sexe caché dans des coins sombres ou dans des chambres fermées. Un système politique et économique dans son intégralité —qui traite la moitié de l’humanité comme des animaux— doit être détruit en même temps que les tyrannies plus ostensibles qui étouffent l’avenir de la région. Tant que la colère ne se sera pas déplacée des oppresseurs de nos palais présidentiels aux oppresseurs dans nos rues et nos maisons, notre révolution n’aura pas commencé.
Alors: c’est vrai, les femmes du monde entier ont des problèmes; c’est vrai, les États-Unis n’ont pas encore élu une femme président; et oui, les femmes continuent d’être traitées en objet dans beaucoup de pays "occidentaux" (je vis dans l’un d’entre eux). C’est généralement là-dessus que la conversation se termine quand vous essayez de discuter des raisons pour lesquelles les sociétés arabes haïssent les femmes.
Mais mettons de côté ce que les États-Unis font ou ne font pas aux femmes. Citez-moi un nom de pays arabe, et je vous réciterai une litanie de mauvais traitements, attisés par un mélange toxique de culture et de religion, que peu semblent vouloir ou pouvoir démêler de peur de blasphémer ou de choquer.
Imaginez... C'est 1.000 fois pire
Quand plus de 90% des femmes mariées en Egypte —y compris ma mère et cinq de ses six sœurs— ont subi une mutilation génitale au nom de la décence, alors sûrement, il est nécessaire que tous, nous blasphémions. Quand les femmes égyptiennes sont soumises à d’humiliants "tests de virginité" uniquement parce qu’elles ont osé prendre la parole, il n’est pas temps de se taire. Quand un article du code pénal dit que si une femme a été battue par son mari "avec de bonnes intentions" aucuns dommages-intérêts exemplaires ne peuvent être demandés, alors au diable le politiquement correct. Et dites-moi, s’il vous plaît, ce que sont de "bonnes intentions"? Légalement, elles sont censées comprendre toute raclée qui ne soit "pas violente" ou "dirigée vers le visage".
Ce que tout cela signifie, c’est que quand on en vient au statut de la femme dans le monde arabe, la situation n’est pas meilleure que ce que vous pensiez. En fait elle est mille fois pire. Même après ces "révolutions", on considère que tout va à peu près pour le mieux dans le meilleur des mondes tant que les femmes restent voilées, prisonnières de leur foyer, qu’on leur refuse la simple mobilité de monter dans leurs propres voitures, qu’elles sont obligées de demander aux hommes la permission de voyager et qu’elles sont incapables de se marier, ou de divorcer, sans la bénédiction d’un mâle responsable d’elles.
Aucun pays arabe ne figure parmi les 100 premiers du Rapport mondial sur l'inégalité entre les sexes du Forum économique mondial, ce qui place toute la région dans son ensemble parmi les bons derniers de la planète. Pauvres ou riches, nous détestons tous nos femmes.
Eternelles mineures
L’Arabie saoudite et le Yémen voisins, par exemple, sont peut-être à des années-lumière l’un de l’autre en termes de PIB, mais quatre places seulement les séparent dans l’indice des inégalités, avec le royaume à la 131e position et le Yémen 135e sur 135. Le Maroc, dont la loi "progressiste" sur la famille est si souvent vantée (un rapport de 2005 par des "experts" occidentaux le qualifie "d’exemple pour les pays musulmans visant à l’intégration dans la société moderne") occupe la 129e place; selon le ministère de la Justice marocain, 41.098 filles de moins de 18 ans y ont été mariées en 2010.
On comprend facilement pourquoi le Yémen est le pays le plus mal noté, puisque 55% des femmes y sont illettrées, 79% ne travaillent pas et une seule femme siège au Parlement qui comprend 301 députés. Les abominables reportages sur des fillettes de 12 ans qui meurent en couches n’aident pas à y endiguer la vague des mariages d’enfants. A la place, les manifestations de soutien au mariage des enfants surpassent celles qui s’y opposent, alimentées par les déclarations du clergé claironnant que les opposants à la pédophilie approuvée par l’État sont des apostats car le prophète Mahomet, selon eux, aurait épousé sa deuxième femme Aïcha alors qu’elle n’était qu’une enfant.
Mais au moins les femmes yéménites ont-elles le droit de conduire. Cela n’a certainement pas mis un terme à leurs innombrables problèmes, mais c’est un symbole de liberté —et un tel symbolisme ne résonne nulle part ailleurs plus fort qu’en Arabie saoudite, où le mariage des enfants est également pratiqué et où les femmes sont d’éternelles mineures quel que soit leur âge ou leur niveau d’études. Les femmes saoudiennes, beaucoup plus nombreuses que les hommes sur les campus des universités, en sont pourtant réduites à regarder des hommes bien moins qualifiés qu’elles contrôler tous les aspects de leur vie.
Oui, l’Arabie saoudite, où la rescapée d’un viol collectif a été condamnée à de la prison pour avoir accepté de monter dans une voiture sans membre masculin de sa famille, et qui a dû recourir à la grâce royale; l’Arabie saoudite, où une femme qui bravé l’interdiction de conduire a été condamnée à 10 coups de fouets et a elle aussi dû implorer la grâce royale; l’Arabie saoudite, où les femmes n’ont toujours pas le droit ni de voter, ni de se présenter aux élections, et où un décret royal promettant de leur accorder le droit de vote pour des élections locales presque totalement symboliques en —vous allez rire— 2015 est considéré comme un "progrès".
Pourquoi nous haïssent-ils?
La situation est tellement déplorable pour les femmes en Arabie saoudite que ces minuscules cadeaux paternalistes sont accueillis avec ravissement et que le monarque qui les octroie, le roi Abdallah, est salué comme un "réformateur" —même par ceux qui devraient avoir un peu plus de jugeote, comme Newsweek, qui en 2010 l’a fait figurer parmi les 11 dirigeants mondiaux les plus respectés.
Vous voulez savoir à quel point la situation y est navrante? La réaction du "réformateur" aux révolutions qui ont surgi dans toute la région a été d’engourdir son peuple à coups de davantage de subsides gouvernementaux —notamment à destination des fanatiques salafistes de qui la famille royale saoudienne tient sa légitimité. Le roi Abdallah a 87 ans. Attendez de voir le prochain sur la liste, le prince Nayef, un homme tout droit sorti du Moyen-Age. Sa misogynie et son fanatisme donnent au roi Abdallah des airs de Susan B. Anthony.
Alors pourquoi nous haïssent-ils? En grande partie pour une histoire de sexe, ou plus précisément d’hymen.
"La raison pour laquelle les extrémistes s’acharnent toujours sur les femmes reste un mystère pour moi", a récemment regretté la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton. "Mais ils semblent tous le faire. Peu importe le pays où ils vivent ou la religion qu’ils revendiquent. Ils veulent contrôler les femmes." (Et pourtant Clinton représente une administration qui soutient ouvertement beaucoup de ces despotes misogynes.)
Si ces régimes exercent un tel contrôle, c’est souvent par conviction que dans le cas contraire, une femme n’est jamais qu’à quelques degrés de la nymphomanie. Voyez Youssef al-Qaradawi, le religieux populaire et animateur de télévision sur Al Jazeera, conservateur de longue date, qui a développé un penchant étonnant pour les révolutions du monde arabe —une fois qu’elles avaient commencé, bien entendu— car il avait compris sans doute que celles-ci allaient éliminer les tyrans qui avaient tourmenté et opprimé à la fois lui et le mouvement des Frères musulmans dont il est issu.
L'Insatiable Tentatrice
Je pourrais vous trouver une foule de cinglés débitant des laïus sur l’Insatiable Femme Tentatrice, mais je vais rester grand public avec Qaradawi, qui est suivi par un vaste auditoire sur les chaînes satellites et hors antenne. Bien qu’il affirme que la mutilation génitale des femmes (qu’il appelle la "circoncision", euphémisme courant qui tente de mettre cette pratique sur le même plan que la circoncision masculine) n’est pas "obligatoire", vous trouverez également cette inestimable observation dans un de ses livres: "Personnellement, je soutiens cette pratique vu les circonstances du monde moderne. Quiconque estime que la circoncision est le meilleur moyen de protéger ses filles devrait le faire", y a-t-il écrit, en ajoutant:
"L’opinion modérée favorise la pratique de la circoncision pour diminuer la tentation."
Donc même chez les "modérés", les organes génitaux sont mutilés pour s’assurer que leur désir garde les lèvres cousues —cet hilarant jeu de mot est intentionnel bien sûr. Qaradawi a depuis émis une fatwa contre la mutilation génitale féminine, mais personne ne s’étonne que quand l’Egypte a interdit la pratique en 2008, certains législateurs des Frère musulmans se soient opposés à la loi. Et c’est toujours le cas —y compris une éminente députée, appelée Azza al-Garf.
Pourtant ce sont bien les hommes qui n’arrivent pas à se contrôler dans les rues, où, du Maroc au Yémen, le harcèlement sexuel est endémique, et c’est à cause des hommes que tant de femmes sont encouragées à se voiler. Au Caire, un wagon de métro est réservé aux femmes pour nous protéger des mains baladeuses et de pire encore; d’innombrables centres commerciaux saoudiens sont réservés aux familles, interdisant l’accès aux hommes seuls s’ils ne produisent pas la femme requise pour les accompagner.
Nous entendons souvent que les économies défaillantes du monde arabe empêchent de nombreux hommes de pouvoir se marier, et certains utilisent cet argument pour expliquer la hausse du niveau de harcèlement sexuel dans les rues. Un sondage de 2008 de l’Egyptian Center for Women's Rights révèle que plus de 80% des Egyptiennes déclarent avoir subi un harcèlement sexuel et plus de 60% des hommes admettent le pratiquer. En revanche, rien sur la manière dont un mariage plus tardif peut affecter les femmes. Les femmes ont-elles des besoins sexuels ou non? Apparemment, le monde arabe n’en est qu’à ses balbutiements en termes de rudiments de biologie humaine.
La vénération d'un Dieu misogyne
C’est là qu’intervient l’appel à la prière et la sublimation par la religion que Rifaat introduit si brillamment dans son récit. Tout comme les religieux nommés par le régime bercent les pauvres avec des promesses de justice —et de vierges nubiles— dans l’au-delà au lieu de reconnaître la corruption et le népotisme du dictateur dans cette vie, de même les femmes sont réduites au silence par une association mortelle d’hommes qui les détestent tout en leur affirmant que Dieu est fermement de leur côté, à eux.
Je reviens à l’Arabie saoudite, et pas seulement parce quand j’ai rencontré ce pays à l’âge de 15 ans, le traumatisme m’a propulsée dans le féminisme —il n’y a pas d’autre moyen de le décrire— mais parce que le royaume assume ouvertement sa vénération d’un Dieu misogyne et qu’il n’a jamais à en payer les conséquences, grâce à son maudit double avantage d’avoir du pétrole et d’abriter les deux sites les plus sacrés de l’islam, la Mecque et Médine.
A l’époque —dans les années 1980 et 1990— comme aujourd’hui, les religieux qui passaient à la télévision saoudienne étaient obsédés par les femmes et leurs orifices, et surtout par ce qui en sortait. Je n’oublierai jamais la fois où j’ai entendu que si un bébé mâle vous urinait dessus, vous pouviez garder vos vêtements pour prier, alors que si c’était une fille, il fallait vous changer. Mais qu’est-ce qui pouvait bien vous rendre impur dans l’urine de fillette? m’étais-je demandé.
La haine des femmes.
Voulez-vous savoir à quel point l’Arabie saoudite déteste les femmes? Au point que 15 filles sont mortes dans l’incendie de leur école à la Mecque en 2002, quand la "police des mœurs" les a empêchées de fuir le bâtiment en feu —et empêché les pompiers de les secourir— parce qu’elles ne portaient pas les voiles et les manteaux obligatoires en public. Et il n’y a eu aucune conséquence. Personne n’a été jugé. Les parents ont été réduits au silence. L’unique concession faite à l’horreur par Abdallah, le prince royal de l’époque, a été de soustraire l’éducation des filles aux fanatiques salafistes qui ont néanmoins réussi à maintenir largement leur main de fer sur le système éducatif du royaume.
Haine en Arabie saoudite, haine en Tunisie, haine en Libye...Il ne s’agit pas là d’un phénomène exclusivement saoudien, d’une curiosité odieuse dans ce désert riche et isolé. La haine islamiste des femmes se consume ardemment dans toute la région —aujourd’hui plus que jamais.
Au Koweït, où pendant des années les islamistes ont combattu le droit de vote des femmes, ceux-ci ont harcelé les quatre femmes qui avaient réussi à accéder au parlement, exigeant que les deux qui ne couvraient pas leurs cheveux portent des hijabs. Quand le parlement koweitien a été dissout en décembre dernier, un député islamiste a exigé que la nouvelle chambre —où ne siégeait plus la moindre femme— discute cette loi sur "la tenue décente."
En Tunisie, longtemps considérée comme ce qui se rapprochait le plus d’un exemple de tolérance à suivre dans la région, les femmes ont retenu leur respiration à l’automne dernier quand le parti islamiste Ennahda a remporté la majorité des voix lors des élections de l’Assemblée constituante. Les dirigeants du parti se sont engagés à respecter le Code du statut personnel de 1956, qui déclare "le principe d’égalité entre hommes et femmes" en tant que citoyens et interdit la polygamie. Mais des enseignantes d’université et des étudiantes se sont plaintes depuis d’avoir subi des agressions et des intimidations de la part d’islamistes parce qu’elles ne portaient pas de hijabs, tandis que de nombreux activistes du droit des femmes se demandent comment des débats sur la loi islamiste vont réellement affecter la loi réelle sous laquelle elles devront vivre dans la Tunisie post-révolution.
En Libye, la première chose que le chef du gouvernement par intérim, Moustafa Abdel Jalil, promit de faire fut de lever les restrictions du tyran mort concernant la polygamie. Avant d’imaginer Mouammar al-Kadhafi comme un féministe, souvenez-vous que sous son règne, les filles et les femmes qui avaient survécu à des agressions sexuelles ou étaient soupçonnées de "crimes moraux" étaient jetées dans des "centres de réhabilitation sociale", des prisons en réalité, d’où elles ne pouvaient sortir tant qu’un homme n’acceptait pas de les épouser ou que leurs familles ne les reprenaient pas.
Et puis il y a l’Egypte, où moins d’un mois après le retrait du président Hosni Moubarak, la junte militaire qui le remplaçait, officiellement pour "protéger la révolution", nous a involontairement rappelé les deux révolutions dont nous, les femmes, avons besoin.
Même la voix est une tentation
Après avoir débarrassé la place Tahrir des manifestants, l’armée a arrêté des dizaines d’activistes, hommes et femmes. Les tyrans oppriment, battent et torturent tout le monde. Ça nous le savons. Mais ces officiers réservent les "tests de virginité" aux activistes femmes: un viol sous la forme d’un médecin qui insère ses doigts dans le vagin à la recherche de l’hymen (le médecin a été poursuivi et finalement acquitté en mars).
Quel espoir peut-il y avoir pour les femmes dans le nouveau parlement égyptien, dominé comme il l’est par des hommes bloqués au VIIe siècle? Un quart de ces sièges parlementaires sont désormais occupés par des salafistes, qui estiment que singer les us et coutumes de l’époque du prophète Mahomet est une prescription appropriée à la vie moderne. A l’automne dernier, en présentant des candidates aux élections [parce que la législation l’y obligeait], le parti salafiste égyptien Al-Nour a remplacé le visage de chaque femme par une fleur. Les femmes ne doivent être ni vues, ni entendues —même leur voix est une tentation— elles siègent donc au parlement égyptien, couvertes de noir des pieds à la tête et toujours absolument muettes.
Et nous sommes au beau milieu d’une révolution en Egypte! C’est une révolution au cours de laquelle des femmes sont mortes, ont été battues, mitraillées et agressées sexuellement en luttant aux côtés des hommes pour débarrasser notre pays de ce patriarche majuscule —Moubarak— et pourtant tant de patriarches minuscules nous oppriment encore.
Les Frères musulmans, avec presque la moitié de tous les sièges de notre nouveau parlement révolutionnaire, ne croient pas que les femmes (ou les chrétiens d’ailleurs) puissent être présidentes. Celle qui dirige le "comité des femmes" du parti politique des Frères musulmans a récemment déclaré que les femmes ne devraient ni défiler ni manifester car il est plus "digne" de laisser leurs maris et leurs frères le faire pour elles.
La haine des femmes va loin dans la société égyptienne. Celles d’entre nous qui ont défilé et manifesté ont dû négocier un champ de mines d’agressions sexuelles commises à la fois par le régime et ses laquais, et, malheureusement, parfois par ceux qui font la révolution à nos côtés.
Celui qui a décidé ainsi n'a jamais été une femmeLe jour de novembre où j’ai été victime d’une agression sexuelle dans la rue Mohamed Mahmoud près de la place Tahrir, par au moins quatre membres de la police anti-émeutes égyptienne, j’avais d’abord été pelotée par un homme sur la place même. Alors que nous dénonçons avec empressement les agressions commises par le régime, quand nous nous faisons violenter par des civils comme nous, nous imaginons immédiatement que ce sont des agents du régime ou des voyous car nous ne voulons pas ternir l’image de la révolution.
Quelles solutions?
D’abord, arrêtons de faire semblant. Reconnaissons la haine pour ce qu’elle est. Résistons au relativisme culturel et sachons que même dans des pays qui connaissent des révolutions et des soulèvements, les femmes resteront toujours la cinquième roue du carrosse. On vous dira —à vous, le monde extérieur— que c’est notre "culture" et notre "religion" de faire ceci ou cela aux femmes. Sachez bien que celui qui en a décidé ainsi n’a jamais été une femme. Les soulèvements arabes ont peut-être été déclenchés par un homme arabe —Mohamed Bouazizi, le vendeur des rues tunisiens qui s’est brûlé vif par désespoir— mais ils seront terminés par les femmes arabes.
N'attendons pas que nos Bouazizi meurent
Amina Filali —la jeune marocaine de 16 ans qui s’est empoisonnée après avoir été forcée à épouser son violeur, qui la battait— est notre Bouazizi. Salwa el-Husseini, la première femme égyptienne à s’ériger publiquement contre les "tests de virginité"; Samira Ibrahim, la première à être allée devant les tribunaux; et Rasha Abdel Rahman, qui a témoigné à ses côtés -elles sont nos Bouazizi. Il ne faut pas attendre qu’elles meurent pour le devenir. Manal al-Sharif, qui a passé neuf jours en prison pour avoir enfreint la loi de son pays interdisant aux femmes de conduire, est la Bouazizi d’Arabie saoudite. Elle est à elle seule une force révolutionnaire qui s’oppose à un océan de misogynie.
Nos révolutions politiques ne réussiront pas si elles ne sont pas accompagnées de révolutions de la pensée —des révolutions sociales, sexuelles et culturelles qui renverseront les Moubarak dans nos esprits autant que dans nos chambres à coucher.
"Vous savez pourquoi ils nous ont soumises à des tests de virginité?", m’a demandé Samira Ibrahim après que nous avons défilé des heures en l’honneur de la journée internationale de la femme au Caire le 8 mars.
"Ils veulent nous faire taire; ils veulent chasser les femmes pour qu’elles retournent à la maison. Mais nous ne bougerons pas."
Nous ne nous réduisons pas à nos foulards et à nos hymens. Ecoutez celles d’entre nous qui se battent. Amplifiez les voix de la région et regardez de près la haine dans ses yeux. Il y eut un temps où être islamiste était la position politique la plus vulnérable en Égypte et en Tunisie. Sachez qu’aujourd’hui, ce pourrait bien être celle de la femme. Comme ça l’a toujours été.
Mona Eltahawy
Traduit par Bérengère Viennot
10:17 Publié dans Coups de gueule!, Sectes, religions, anges | Lien permanent | Tags : parapsychologie, ésotérisme |
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14.05.2012
Chronique de la Douce Contrée – 5e notice
Le Chien galeux du dimanche soir
Hier, j'allume la kadé et, comme toute bonne plumiste, je vais sur la chaîne infos de Première Vision sur le discobole aérien. C'était la fameuse émission que 3 différentes Visions réalisent le dimanche soir et où viennent se soumettre au feu roulant des questions les Animaux Politiques de toutes les pattes.
J'y vois le sémillant Ours Viexa Tranbé, ancien Prima du Magistère de Niko dans lequel il s'occupait de notre petite santé, puis on la bombardé au plus haut du Parti des pattes droites avant d'y placer un autre jeune comédien, heu pardon, Animal Politique, Janfran Pecco. Mais si vous savez bien; deux ennemis jurés parait-il: l'un et l'autre se voient Cheffion en 2017.
Comme d'habitude, le roi de la fumisterie de la Vision parlé-kadé, le vieux Chien décati qui ne sert à rien dans les auges de la Compagnie des Plumes à part de nous imposer sa ratiocination quotidienne anti-patte droite, ses vieux thèmes archi-ressassés et rabattus de l'Animalerie sectaire. Navrants et écœurants de mauvaise foi. Cette parlé-kadé de la Contrée Royale du Nord a toujours été envahie de gensses bizaroïdes, bel exemple de toutes les turpitudes de la Compagnie des Plumes. Cette parlé-kadé qui devrait s'adresser à ses propres Animaux de Luxe (c'est la Contrée la plus riche par Animal au monde) nous abreuve de ses ondes et beaucoup de Douciens ne savent même plus qu'elle n'est pas de la Douce Contrée mais du territoire des super-piécettés.
Ce cabot infâme pose toujours des questions inouïs, inconvenantes et insultantes, d'une mauvais foi à couper au couteau, avec une rage et une haine pire que celle de l'Animal Rouge Extrême qui a insulté gravement notre Niko préféré durant la discutaille de la Grande Cabriole, je veux parler de la Hyène meuglante: Janmar Chonemélans mais, il a le droit; les plumistes ont tous les droits, vous zavisez pas à attaquer les droits de la Compagnie des Plumes; vous risquez très gros, croyez-moi! J'arrive sur la Vision Infos après 19 h, je n'ai pas donc tout entendu mais, ce que j'entends là me met hors de moi: le plumiste Janmi Faignant qui professe tranquillement: "les pattes droites ne vont pas gagner les votations de Petite Cabriole, ce n'est pas normal!"
Non mais! un culot phénomal le pépère!
Ainsi, voilà le nouveau embrouilli des pattes gauches: ils ont le Cheffion, il leur faut les Marrants... c'est normal, ça coule de source, c'est automatique! Ils ont des droits, semblent dire le vieux Cabot. ça exige, le jean-foutre!
Je vous rappelle en passant qu'ils ont déjà la Cour de tous les Carreaux, de la plus petite Bouge à la grande Cour Supérieure: ils sont partout, ça grouille les cafards. Cauchemardesque.
C'est normal que les Pattes droites aient envie que les Marrants soient de leur bord: après tout, ils ont l'expérience des responsabilités. Les Primats qui, demain, quittent le Grand Conseil de la Douce Contrée ont bien fait leur travail durant ces cinq dernières années. Quand aucun des Douciens n'a perdu la moindre piécette des fruits de leur labeur ou de leur coffre d'avenir... contrairement aux autres Contrées, alors moi je leur dis, chapeau: vous méritez des tonneaux de miel frais et doux!
Janmi Faignant insiste très lourdement: vous nous avez imposé le Cinquième en nous expliquant qu'ainsi la Petite Cabriole deviendrait automatiquement de la patte du Cheffion! Il dit cela en baissant les yeux, sans regarder droit celui qui lui fait face; il doit avoir des Hyène dans sa Montance... pas facile de le regarder en face!
Viexa Tranbé est un bon Ours placide et ne se démonte pas pour si peu.... il lui répond les yeux dans les yeux.... et l'autre comme d'habitude renfougne de ses babouinces... c'est un autre plumiste qui change de sujet.
Alors là! j'en reste encore sur le bat-flanc!
Demain c'est le "Passage" des deux Cheffion: on risque de bien rigoler.... souvenez-vous de la rose fatiguée du Cheffion Mitte et de son funèbre cheminement dans la Chaussée des Grands de la Douce Contrée... ha, son triste et ridicule galurin! et sa Tronche en biais! Tronche Torve.
Manquait plus que la Marche Funèbre... et encore.... il me semble qu'elle y était.
11:24 Publié dans Mythes | Lien permanent | Tags : parapsychologie, ésotérisme, ump, politique, sarkozy, udf, jeunes populaires, france, nicolas, europe, blog, société, gaullisme, droite, mam |
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