08.11.2009
Rencontre avec un chasseur de microbes
C'est l'un des plus grands chercheurs français. Dans son laboratoire, à l'hôpital de la Timone, à Marseille, Didier Raoult traque les virus et bactéries inconnus.
Christophe Labbé et Olivia Recasens
« Vous savez que vous avez dans le ventre 10 000 milliards de bactéries et qu'à chaque coup de fourchette vous pouvez déclencher une guerre entre elles ? « Le patron du bistrot vient tout juste de poser sur la nappe à carreaux verts son « assiette du pêcheur « que vous la regardez déjà d'un autre œil.
Assis en face de vous, dans ce troquet marseillais qui ressemble à une cale de bateau, Didier Raoult, la cinquantaine décontractée, pull jacquard, chevelure poivre et sel, désigne une crevette posée sur son lit de salade : « Imaginez qu'elle ne soit pas fraîche, en l'avalant, vous risquez de faire rentrer des prédateurs comme les salmonelles qui vont s'attaquer à d'autres bactéries et provoquer une diarrhée massive. « Tout en parlant, le professeur Raoult expédie le contenu de son assiette. Pour le patron de l'Unité des maladies infectieuses et tropicales émergentes à la faculté de médecine de Marseille, l'être humain est « un sac à microbes «. « Un écosystème bactérien en équilibre, qui peut s'écrouler du jour au lendemain comme l'Empire aztèque ou inca. Regardez, il a suffi de 200 conquistadors pour réduire à néant ces deux civilisations «, argumente-t-il.
Dans une autre vie, Didier Raoult se serait bien vu en Christophe Colomb. Sa « Santa Maria «, c'est son laboratoire, installé depuis 1983 au quatrième étage de la fac de médecine sur le campus de la Timone. Une caravelle high-tech, dotée d'un équipage de 140 hommes et 13 nationalités, armée d'extracteurs d'ADN, de séquenceurs automatiques et de puissants microscopes électroniques, avec laquelle il explore les terrae incognitae de la microbiologie.
« Ce qui m'intéresse est d'aller là où personne ne se risque. Montagnier a trouvé la maladie du siècle, le sida, en travaillant dans son coin sur un sujet qui n'était pas à la mode à l'époque : les virus du cancer. Aujourd'hui, on sait que 20 % des cancers mortels sont d'origine virale. « Ce chercheur, qui, le bac en poche, a pris le large pour travailler sur des bateaux pendant deux ans, est un débusqueur de microbes hors pair. En dix ans, il en a découvert une soixantaine. Et comme les navigateurs lorsqu'ils accostent une nouvelle terre, il leur donne un nom. Par exemple, Massiliasis en référence à Marseille. Cette ville où il a débarqué à 8 ans depuis son Sénégal natal, dans les bagages d'un père médecin militaire et d'une mère infirmière. « J'adore cette ville bordélique, moderne, métèque. A côté, Paris sent la province. « Didier Raoult, qui, d'après la revue Nature , fait partie des dix meilleurs chercheurs français, peut même se flatter d'avoir son propre genre bactérien : les Raoultella . Des pathogènes dits « opportunistes « parce qu'ils s'en prennent à l'homme lorsque ses défenses immunitaires sont raplapla. Dans le Landerneau des microbiologistes, on parle de lui comme d'un futur Prix Nobel. Ce qui a tout déclenché, c'est sa découverte en 2003 des « viro- phages «. Des virus nains qui en parasitent d'autres et les rendent malades. « Cela a bouleversé tout ce que l'on savait des microbes. C'est du même niveau que la découverte des bactéries par Louis Pasteur «, assure le professeur Michel Drancourt, qui travaille avec Didier Raoult depuis vingt-cinq ans. Et pour cause, certains imaginent déjà utiliser des virophages pour combattre d'autres virus dans le corps des patients.
Jeune chercheur, Didier Raoult s'est fait un nom en pistant les Rickettsies, une tribu de bactéries dont certaines vous refilent en moins de deux le typhus. Des coriaces auxquelles personne ne s'intéressait parce que trop difficiles à cultiver. « On me disait à l'époque que j'étais fou «, se souvient-il. Aujourd'hui, son laboratoire est le centre de référence mondial de ces bactéries tropicales transportées par les puces, les tiques ou les poux. Le secret de Raoult pour mettre en culture des micro-organismes sur lesquels d'autres se sont cassé les dents, c'est le tour de main du cuisinier. Hasard ? En famille, c'est lui qui passe derrière les fourneaux.
Prenez la Rickettsie responsable de la fièvre boutonneuse méditerranéenne. Alors que tous les labos tentaient en vain de la « cuisiner «, lui a trouvé la recette. Il l'a portée à 28 °C dans des cellules de crapaud !
Même la bactérie de la maladie de Whipple, réputée incultivable pendant près d'un siècle, ne lui a pas résisté. En 2000, Raoult l'a fait parler en la faisant « mijoter « dans des cellules de poussins encore dans leur oeuf. Son autre spécialité, c'est la culture d'amibes. Ils ne sont que quatre labos dans le monde à cultiver ces tyrannosaures microbiens qui boulottent tout ce qui leur passe sous le nez. Raoult a eu l'idée de s'en servir pour repérer les bactéries les plus dangereuses. « On les nourrit avec des bactéries et celles qui leur résistent sont à surveiller de près, car elles ont les qualités requises pour s'en prendre à l'homme. «
Le café vient à peine d'arriver que le professeur jette un oeil sur votre assiette vide : « On a fini ? On peut y aller ? « Il a déjà roulé sous le bras sa blouse blanche qu'il portait le matin, pour sa consultation au service des maladies infectieuses et tropicales à l'hôpital de la Timone, et file vers son labo. C'est ici que débarquent tous les jours, par colis express, des échantillons de peau, de sérum ou de sang envoyés par les hôpitaux du monde entier, pour faire parler les virus ou les bactéries qu'ils n'ont pas été capables d'identifier. En quarante-huit heures, les bestioles sont passées au crible. Récemment, son unité a mis au jour une bactérie inconnue accrochée à une valve cardiaque expédiée depuis le Minnesota par le deuxième plus grand hôpital américain.
Une fois décortiqué, chaque nouveau microbe rejoint la collection des « monstres «. Trois mille bactéries et virus enfermés dans le plus gros laboratoire de haute sécurité microbiologique en France. Exactement le nombre de bouteilles de bourgogne que Raoult collectionne dans sa cave. « Nous avons quelques grands prédateurs comme les bactéries de la méningite ou le bacille de la peste, et nous veillons à ce qu'ils ne s'échappent pas «, explique celui qui, en 2003, a rédigé à la demande du gouvernement un rapport sur le bioterrorisme. Le fait de manipuler des bes- tioles capables de vous envoyer ad patres l'effraie-t-il ?
La question le fait rire. Enfant, les histoires de monstres ne lui faisaient pas peur. La seule chose qui lui fiche la frousse est de monter sur un deux-roues. Il s'est d'ailleurs arrangé pour que son fils et ses deux filles n'apprennent jamais à faire du vélo. « La normalité ne m'intéresse pas. J'aime travailler sur ce qui est étrange, différent. C'est ce qui sort de la norme qui fait avancer la recherche. Regardez les grands sportifs, ils sont tous hors normes. Garrincha, l'un des plus grands dribbleurs de tous les temps, avait les jambes tordues à cause d'une poliomyélite. Il n'avait pas besoin de jeux pour handicapés... «
Le dada du professeur Raoult, ce sont les virus géants. Il en a découvert l'existence par hasard, en 2003, dans un réseau d'eau d'une tour de refroidissement parisienne. « Le virus était tellement énorme que l'on a d'abord cru qu'il s'agissait d'une bactérie «, se souvient Didier Raoult, qui l'a baptisé Mimivirus. Officiellement pour « Mimicking microbe virus «. En souriant, le scientifique vous confie qu'il a inventé cet acronyme parce qu'il ne pouvait pas dire la vérité à ses collègues. « S'il s'appelle Mimivirus, c'est à cause de mon père. Le soir, avec mes cinq frères et soeurs, il nous racontait l'histoire de l'évolution, comment Mimi l'Amibe et ses copains avaient fabriqué les plantes, les animaux... En découvrant ce virus, j'ai tout de suite pensé à ce personnage qui avait marqué mon enfance. «
Cinq ans plus tard, Didier Raoult a trouvé un virus encore plus grand, dont le chromosome avait à lui seul la taille de certaines bactéries, et c'est à l'intérieur qu'il a identifié le fameux virophage. « En science, il faut avoir l'esprit de contradiction, aller contre l'évidence «, martèle le chercheur. « Quand le géographe grec Pythéas a décrit le soleil de minuit, personne ne l'a cru. L'alternance du jour et de la nuit était une évidence qui ne pouvait être mise en cause. «
Comme Du Guesclin, son héros d'enfance, Didier Raoult a mauvais caractère et surgit où personne ne l'attend. En 1999, il vient en aide à des archéologues marseillais qui veulent savoir de quoi sont morts des squelettes exhumés lors d'une fouille. Sur la pulpe dentaire, il isole les gènes du bacille qui a provoqué la dernière épidémie de peste en Occident. Ils ne sont qu'une dizaine dans le monde à maîtriser la paléomicrobiologie, l'étude des fos- siles de microbes. Rien d'étonnant pour ce féru d'histoire qui collectionne les pièces de monnaie romaines. Dans la foulée, son équipe a montré que le bacille pouvait dormir dans le sol pendant des années. « Les bouffées épidémiques de peste à Madagascar pourraient être liées à la cérémonie du retournement des morts, au cours de laquelle on ouvre les tombes pour sortir les squelettes. « Le chercheur a aussi tordu le cou à une idée reçue : les grandes pestes n'auraient pas été provoquées par les puces de rat mais par les poux des hommes. « On a montré sur nos élevages de poux que l'on pouvait transmettre la peste à des lapins. « Raoult se bat jusque sur le front du réchauffement climatique. « La plus grande source de gaz à effet de serre, c'est l'estomac des vaches . Pourquoi ne pas agir sur les bactéries intestinales qui produisent ce méthane ? «
Sa collection de microbes, c'est à la fois la boîte de Pandore et la lampe d'Aladin. Prenez les nanobactéries. L'équipe a décortiqué ces bactéries dix fois plus petites que la normale pour découvrir qu'elles produisaient des cristaux de calcium, ce qui les rendrait responsables de la calcification des artères, des valves cardiaques et même des calculs rénaux. Ce qui signifie aussi qu'en les domptant on pourrait s'en servir pour réparer les os.
Dans sa forteresse ultrasécurisée, Didier Raoult règne en maître, imposant à ses troupes un rythme de publications effréné : jusque 230 par an et uniquement dans des revues internationales. « Nous sommes 75 % plus productifs qu'un labo de l'Inserm. Rapporté à la quarantaine de chercheurs qui travaillent ici et à nos 10 millions d'euros de budget, le coût moyen d'une publication ici est de 80 000 euros contre 200 000 à l'Inserm. «
Ce qui n'a pas empêché l'Agence nationale de la recherche de lui refuser le financement de ses travaux sur les virus géants. « Cette année, deux autres projets ont été retoqués «, s'agace Raoult. Sur la grande table en verre de son bureau traînent des feuilles remplies de courbes qu'il vous tend. « Je suis devenu un maniaque de la quantification. Aujourd'hui, on peut sortir sur ordinateur en 15 secondes ce que pèse un chercheur. Pourquoi déverser de l'argent sur tout le monde, il ne faut donner qu'à ceux qui trouvent. Dans la recherche, il y a trop d'escrocs ! « Une anecdote en dit long sur la réputation du labo. Un jour, Didier Raoult a vu arriver avec sa valise un thésard chinois qui avait décroché un stage. « Il n'avait pas un sou en poche, alors il était venu à pied depuis l'aéroport, situé à une trentaine de kilomètres... «
Une photo accroche l'oeil, celle de son père décoré par le général de Gaulle. « C'est à cause de lui que j'ai fait médecine. Je n'avais aucune vocation pour ça, mais c'étaient les seules études qu'il acceptait de financer. « Il est vrai que Didier Raoult a longtemps été un cancre. « J'ai redoublé ma troisième, été renvoyé quatre fois du lycée avant de claquer la porte en première et de passer le bac en candidat libre. Ce qui ne m'a pas empêché d'être le plus jeune président d'université de France. « Est-ce pour cela qu'il est contre la sélection ? « On ne juge pas quelqu'un à l'aune de son parcours scolaire. Si on l'avait fait pour moi, je ne serais pas là où je suis. Seul compte ce que vous êtes capable de faire. « Tombé par hasard dans le chaudron de la médecine, Didier Raoult y est maintenant plongé jusqu'au cou : il a transmis le virus à ses deux filles et épousé une de ses anciennes étudiantes, aujourd'hui psychiatre.
Lorsque, à la fin de l'entretien, il vous serre la main en vous raccompagnant à la porte de son labo, le professeur Raoult glisse en souriant : « Nous venons d'échanger plusieurs milliers de bactéries... «
http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2009-01-01/rencontre-avec-un-chasseur-de-microbes/920/0/303192
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24.07.2009
Une déjà vieille polémique…
revient en force sous un jour nouveau certes mais surtout époustouflant pour notre avenir!
Le Pr Benvéniste après des années d'expérimentations a publié dans la revue Nature le 30 juin 1988 un article qui déclenche un séisme scientifique: l'eau pourrait conserver une trace des produits qui y ont transité; l'eau, donc aurait une "mémoire". Nature finit par faire une "contre-enquête" qui va ridiculiser Jacques Benveniste. Cet homme est, tout de même le directeur d'une unité d'immunologie et d'allergologie de l'Inserm qui est tout simplement un Institut national de la santé et de la recherche médicale; excusez du peu.
Ne voilà-t-il pas que le célèbre prix Nobel de médecine français, Luc Montagnier révèle haut et fort que certains de ses travaux s'inscrivent dans la continuité de ceux de Benveniste. Cela exige une explication et c'est Luc Montagnier lui-même qui s'explique dans Valeurs Actuelles du 4 juin 2009: "a la mort de Benveniste, je me suis rapproché de son équipe et j'ai constaté que certaines de mes recherches pouvaient s'inscrire dans la continuité des travaux et des intuitions de Benveniste… je me suis aperçu que des maladies chroniques (des cancers, des pathologies neurodégénératives comme Parkinson ou Alzheimer…. dont les facteurs sont multiples, étaient souvent aussi associées à des facteurs infectieux, comme des bactéries. J'ai ensuite constaté que si l'on filtre les fluides contenant ces bactéries (soit des solutions aqueuses, soit du plasma sanguin provenant de patients) à certaines dilutions de ces filtrats, il y avait é"mission d'ondes électromagnétiques. Il demeure donc dans ces solutions un élément que j'ai identifié comme provenant de l'ADN de bactéries. J'en ai conclu que ces molécules d'ADN, à priori, indétectables, pouvaient recréer des nano-structures biologiques qui s'entretiennent dans une solution aqueuses et dont on peut ensuite repérer la présence grâce aux ondes qu'elles émettent.
Mon hypothèse pourrait permettre de remonter à la source de nombreuses maladies chroniques. La recherche de ces infections bactériennes latentes et associées permettrait de déceler ces pathologies chroniques à un stade précoce et non plus à l'apparition des symptômes. D'où viennent ces bactéries? Les micro-organismes pourraient être d'origine digestive et emprunter la voie de la paroi intestinale qui devient de plus en plus perméable avec l'âge. En agissant sur la flore intestinale, par une alimentation adaptée en composants anti-oxydants, on doit pouvoir progresser dans la prévention de ces maladies.
Propos recueillis par Jean-Francois Delfaud.
Quelles furent les toutes dernières recherches du Dr Benveniste? il continue ses recherches jusqu'à sa disparition: pour trouver une explication théorique à ses résultats, il fait appel à la physique: si l'activité des hautes dilutions n'est pas moléculaires,elle est peut-être électromagnétique. Grâce à des capteurs et à des ordinateurs, il s'attache à enregistrer les signaux d'un réactif cardiaque identifiés parmi le "bruit de fond moléculaire" ambiant. Puis, il expédie ces singnaux par internet jusqu'à un laboratoire d'immunologie de Chicago. Les signaux sont émis dans de l'eau, elle-même perfusée sur le cœur d'un cobaye, qui réagit conformément aux différents signaux (actifs ou neutres-témoins). Mais, il ne peut aller jusqu'au fond de ses recherches: si l'hypothèse de Benveniste est vraie, la palette de ses applications fait rêver: expédier par mail un médicament sous forme numérique à l'autre bout du monde; vérifier en permanence, grâce à des capteurs, l'absence de bactéries dans une chaîne de fabrication alimentaire, etc.…
Hypothèse:des structures infiniment petites émettent en milieu aqueux des signaux électromagnétiques identifiables
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07.07.2009
Si vrai, qu'il faut aller lire
Si cette tendance provoque encore l'indignation, cette indignation paraît de plus en plus condamnée à demeurer sans écho, même si l'on peut démontrer que l'infantilisation est l'une ces causes de l'isolement des aînés. On se résigne à ce mal parce qu'il apparaît comme un risque qu'il vaut la peine de courir pour remédier à la souffrance du grand âge ? Il y a dans le contexte actuel tant de forces qui nous poussent dans cette direction, qu'il est devenu nécessaire, ne serait-ce que pour rétablir les conditions d'un choix éclairé, d'exposer la conception de l'homme au nom de laquelle on s'indigne devant l'infantilisation. Il nous faut pour cela remonter jusqu'aux grandes questions philosophiques : Qui sommes-nous? Où allons-nous? La vie humaine a-t-elle un sens?
http://agora.qc.ca:80/thematiques/inaptitude.nsf/Document...
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15.03.2009
C'est l'année Darwin
Site des manifestations, conférences et projections diverses en France
( Rennes, Nantes, Paris, Lyon, Toulouse, Montpellier )
dont pascal Brunet, découvreur de Toumai ( et qui écrit des livres clairs )
et un chouette film dont on voit un extrait sur ce blog : espèce d'espèce.
http://darwin2009.blog.lemonde.fr/2009/02/06/cine-especes-despeces/
Attention, si le créationnisme prête à sourire, il existe maintenant l'intelligent design : ou dessein intelligent qui avance plus masqué, et qui pourrait frapper en France selon pascal Pick
La France a eu apparemment du mal à admettre les théories Darwinienne, étant donné que nous avions un savant nommé LamarcK (nous avons plus que traîné les pieds. .. 150 ans après la parution de la théorie Darwin, il faudrait ne pas retourner en arrière .. )
voir sur wikipédia : intelligent design :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dessein_intelligent
Le dessein intelligent (Intelligent Design en anglais[1]) est la croyance selon laquelle « certaines observations de l'univers et du monde du vivant sont mieux expliquées par une cause intelligente que par des processus aléatoires tels que la sélection naturelle »[2]. Cette thèse a été développée par le Discovery Institute, un cercle de réflexion conservateur chrétien américain.
Le dessein intelligent est présenté comme une théorie scientifique par ses promoteurs, mais dans le monde scientifique, il est considéré comme relevant de la pseudoscience, tant par des arguments aussi bien internes à la biologie (les promoteurs du dessein intelligent apparaissant aux biologistes comme ne tenant pas compte de nombreuses observations) qu'épistémologiques (en particulier le critère de réfutabilité de Karl Popper).
La plupart des commentateurs et des scientifiques y voient une résurgence du créationnisme, dissimulée sous une apparence de scientificité. Le dessein intelligent est désormais classé aux États-Unis dans les théories néo-créationnistes, en particulier suite à la publication du Wedge document (voir objectifs et stratégie). D'un point de vue idéologique, les deux thèses sont apparentées (intervention d'une puissance supérieure).
Pascal PICQ (Collège de France)
Darwin et Lucy face à l’obscurantisme
Le retour des fondamentalismes religieux aux Etats-Unis suscite plus d’ironie que d’inquiétude, la France laïque se croyant à l’abri de telles dérives.
Seulement L’Amérique de Georges W. Bush est aussi celle qui vient d’élire Barrack Obama, et celle des « procès du singe » qui ont débouté les prétentions les créationnistes de toutes obédiences d’imposer leur conception du monde dans les programmes scolaires.
L’avantage du créationnisme et de son militantisme est qu’ils font tout pour qu’on parle d’eux. Le problème devient plus délicat à propos du dessein intelligent, qui épouse le fond vitaliste, et parfois spiritualiste, de la société française. Depuis deux siècles, notre pays ne cesse de freiner les avancées des théories de l’évolution, injuriant Lamarck pour le réhabiliter ensuite contre Charles Darwin. Cette résistance n’existe quasiment plus dans le champ de la biologie, mais conserve une vigueur très active dès qu’il s’agit de l’Homme, de son évolution et tout ce qui touche aux sciences humaines en général.
Il y a une exception française comme il y a une exception humaine. Devant les avancées des connaissances en génétique et en éthologie, on assiste à des contestations de plus en plus vives du côté des sciences humaines – qui jettent l’anathème sur la sociobiologie – et le courant encore dominant de la philosophie continentale – nourrie de métaphysique -. Ces archaïsmes, qui renvoient à des textes d’auteurs classiques et de moins en moins contemporains, procèdent d’un littéralisme similaire à celui des créationnistes qui prétendent lire la vérité sur le monde dans les textes sacrés. Plus qu’un débat d’idée, dont il faut rappeler les bases épistémologiques, ces controverses reflètent des difficultés que connaît notre société confrontée à un monde qui évolue.
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08.11.2008
L'imagination et l'intuition, deux qualités indispensables à la science
par Jean-Luc Nothias
À l'instar d'Albert Einstein et de ses fulgurances intuitives, les chercheurs puisent dans leur imaginaire pour faire avancer leur démarche scientifique. Un colloque réunit pour deux jours d'éminents chercheurs français et allemands sous l'égide de l'Académie des sciences pour démonter les mécanismes de la découverte scientifique.
Tout le monde connaît l'histoire de Newton et de la chute d'une pomme qui lui aurait brusquement ouvert les yeux sur la gravitation universelle. Ou celle d'Archimède qui, plongé dans son bain, s'écria "Eurêka !" et découvrit ainsi le fameux principe qui porte son nom. Ce sont bien évidemment des légendes. Mais la part de l'imagination et de l'intuition dans le monde des sciences et des découvertes est bien réelle.
Et pour mieux cerner son importance, un colloque réunit à partir de vendredi matin, pour deux jours, des dizaines de chercheurs éminents, français et allemands, à la Fondation Simone et Cino del Duca, sous l'égide de l'Académie des sciences et de l'Académie des sciences morales et politiques. Et on peut dire que l'imagination n'est pas réservée aux poètes ou, inversement, que la science est, aussi, poésie et intuition.
"Ce colloque a deux objectifs. Premièrement, de proposer à travers un thème fédérateur une réunion transdisciplinaire, explique l'académicien Pierre Buser, l'un des initiateurs, avec Claude Debru, lui aussi académicien, de ce colloque. Presque toutes les disciplines seront représentées. Le deuxième objectif est d'approfondir tous ensemble ce que l'histoire des sciences peut nous apporter dans l'exercice actuel de la démarche scientifique."
La mythologie au service de la physique
Les philosophes seront de la partie. Ainsi, Bertrand Saint-Sernin s'interrogera sur la question de l'interaction des esprits et sur le fait qu'aujourd'hui, contrairement aux "savants-philosophes" d'antan, personne ne peut plus dominer complètement une discipline ni même une théorie. Mais que les nouveaux moyens de communication, par leur universalité et leur rapidité, fournissent une nouvelle donne.
Et il est vrai qu'à côté des fulgurances intuitives d'un Albert Einstein ou d'une Marie Curie l'histoire fourmille d'exemples méconnus pourtant frappants et pleins d'enseignements. Ainsi est le cas du "multiplicateur de Schweigger". Johann Schweigger (1779-1857) est un physicien allemand qui s'est intéressé à l'électromagnétisme. Il est connu pour avoir inventé - une performance à l'époque - l'ancêtre du galvanomètre pour la mesure des courants électriques. Mais c'est la démarche qui l'a amené à ses inventions qui mérite réflexion.
Il était en effet persuadé que l'électromagnétisme était déjà connu dans l'Antiquité. Ainsi, pour lui, le couple Castor et Pollux symbolisait les deux pôles électriques. Et c'est sur la base d'une peinture représentant les deux fils jumeaux de Zeus entourés de nymphes aquatiques dansantes qu'il imagina la construction de son "multiplicateur". Voici donc l'exemple d'un objectif scientifique atteint alors qu'il résulte d'une démarche hautement improbable, la mythologie au service de la physique.
Dans le domaine de la chimie, l'imagination et l'intuition jouent également un grand rôle. Yves Jeannin les définit comme suit : "Élaborer de nouveaux développements sur la base de connaissances existantes, c'est l'imagination. Pressentir de nouveaux développements dans un domaine inexploré, c'est l'intuition." Il devrait aujourd'hui rappeler comment la découverte des gaz rares est le fruit d'un effort commun de la logique et de l'intuition ou comment la synthèse du Nylon et la prescience de ses applications est "la réunion fascinante de l'imagination et de l'intuition".
L'astronomie fait partie de ces disciplines scientifiques où il a longtemps été impossible de toucher, physiquement parlant, l'objet d'étude. L'imagination y a donc régné en maître. Avec des fortunes diverses, il est vrai. Mais c'est elle qui a fait progresser cette science en imaginant la réalité, en imaginant de nouveaux moyens d'études, en imaginant de nouvelles questions à résoudre… Avec à la clé, une certitude, estime Pierre Léna : "La réalité découverte a toujours dépassé ce que l'imagination avait conçu."
http://www.lefigaro.fr/sciences/2008/11/07/01008-20081107...
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08.10.2008
International
Le Nobel de physique décerné à deux Japonais et un Américain
AP | 07.10.2008 | 16:47
L'Américain Yoichiro Nambu et les Japonais Makoto Kobayashi et Toshihide Maskawa se sont vu attribuer le prix Nobel de physique mardi pour des découvertes dans le domaine de la physique subatomique qui permettent de "mieux comprendre ce qui se passe à l'intérieur des plus infimes particules de la matière".
M. Nambu, 87 ans, de l'université de Chicago, obtient la moitié du prix pour la découverte du mécanisme dit de rupture spontanée de symétrie. M. Kobayashi, 64 ans, du centre de recherche de Tsukuba, et M. Maskawa, 68 ans, de l'université Sangyo de Kyoto, se partagent l'autre moitié. Les deux hommes sont distingués pour "la découverte de l'origine de la rupture de symétrie qui prédit l'existence d'au moins trois familles de quarks dans la nature", précise dans un communiqué l'Académie royale des sciences de Suède, qui décerne le prix.
Les travaux récompensés ont fourni des éléments théoriques permettant de mieux comprendre "ce qui se passe à l'intérieur des plus infimes particules de la matière", souligne l'Académie. Les théories de M. Nambu "imprègnent le Modèle standard de la physique élémentaire des particules". Ce modèle explique le comportement de trois des quatre forces fondamentales de la nature: l'électromagnétisme, la force forte et la force faible. Il "réunit les plus petits constituants de toute matière et trois des quatre forces de la nature dans une seule théorie", note l'Académie.
"La nature fonctionne de manière étrange, et ces trois physiciens ont aidé à expliquer cette étrangeté de façon ingénieuse", a commenté le physicien Phil Schewe, porte-parole de l'Institut américain de physique à College Park (Maryland).
Né au Japon, le professeur Nambu s'est installé aux Etats-Unis en 1952 et a acquis la nationalité américaine en 1970. Il travaille depuis 40 ans à l'université de Chicago. Dès 1960, il a formulé sa description mathématique de la rupture spontanée de symétrie dans la physique élémentaire des particules. "La rupture de symétrie spontanée dissimule l'ordre de la nature sous un aspect apparemment désordonné", explique l'Académie royale des sciences de Suède.
MM. Kobayashi et Maskawa ont de leur côté expliqué que la rupture de symétrie dans le Modèle standard impliquait l'existence de trois familles de quarks. "La rupture de symétrie spontanée étudiée par M. Nambu diffère des ruptures de symétrie décrites par Makoto Kobayashi et Toshihide Maskawa", souligne l'Académie. "Ces occurrences spontanées semblent avoir existé dans la nature depuis le tout début de l'univers et leur première apparition dans des expériences sur des particules en 1964 a été une surprise totale."
Le comité Nobel précise que les scientifiques n'ont pu confirmer que ces dernières années les théories formulées en 1972 par les deux chercheurs japonais. Les nouveaux quarks dont ils avaient prédit l'existence ont été détectés récemment au cours d'expériences. En 2001, les détecteurs de particules BaBar à Stanford (Etats-Unis) et Belle à Tsukuba (Japon) ont détecté des ruptures de symétrie. Et les résultats étaient exactement comme l'avaient prédit MM. Kobayashi et Maskawa, précise l'Académie.
Une rupture de symétrie du même type jusqu'ici inexpliquée est à l'origine de l'univers lors du Big Bang, il y a 14 milliards d'années. Si une quantité égale de matière et d'antimatière avaient été créées, elles auraient dû s'annihiler mutuellement, souligne l'Académie. Mais il y a eu une particule supplémentaire de matière pour chaque 10 milliards de particules d'antimatière, et c'est cette rupture de symétrie qui a permis à notre univers de survivre.
La manière exacte dont ce processus s'est déroulé reste une énigme. Le grand collisionneur de hadrons (LHC), plus grand accélérateur de particules au monde inauguré le 10 septembre à la frontière franco-suisse, pourrait aider à percer une partie du mystère.
M. Maskawa a accueilli fraîchement l'annonce du prix Nobel. "Je suis extrêmement heureux pour le professeur Yoichiro Nambu, mais pour moi, pas vraiment. Tout cela n'est qu'un carnaval superficiel", a-t-il lâché lors d'une conférence de presse, selon l'agence de presse Kyodo News. En revanche, joint par téléphone depuis le Japon lors d'une conférence de presse à Stockholm, M. Kobayashi s'est déclaré pour sa part "très content". "C'est un grand honneur", a-t-il souligné.
Les lauréats se partageront la récompense de 10 millions de couronnes suédoises (1 million d'euros) et recevront leur prix au cours d'une cérémonie organisée le 10 décembre à Stockholm. AP
http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/international/200...
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18.09.2008
Docteur J. B. Rhine
J'ai déjà eu l'occasion dans une autre note d'évoquer ce chercheur en parapsychologie. Tous ceux qui se sont, comme moi intéressés à ces parasciences ont, un jour ou l'autre rencontré son nom dans un ouvrage quelconque. Il fit des recherches prolongées et très scientifiques; il publia de nombreux résultats étonnants et la communauté scientifique de l'époque eut quelque difficulté à le mettre en contradiction dans ses recherches et écrits. Voici un exemple de ses recherches.
En 1934, plusieurs mois avant de publier son fameux papier sur la perception extrasensorielle, le Dr J. B. Rhine reçut la visite d’un jeune joueur. Après avoir comparé des notes sur les conditions permettant de réussir à des tests psychiques, il remarqua que des conditions similaires semblaient favoriser sa chance lorsqu’il jouait à des jeux d’argent. En outre, il déclara qu’il était lui-même parfois capable d’exercer un contrôle de l’esprit sur la matière aux jeux de lancer de dés. Bien que la croyance en une telle influence sur les dés était à la fois commune et ancienne, cela n’avait pas été considéré jusque là comme un sujet d’étude scientifique sérieux. Rhine réalisa que l’expérimentation préliminaire serait rapide, facile et peu onéreuse. Les résultats se sont avérés suffisamment encourageants pour justifier des recherches plus approfondies.
Les expérimentations continuèrent donc durant une dizaine d'année. Rhine utilisa des protocoles qui éliminaient systématiquement les biais induits par des dés non équilibrés. Les dés furent placés dans des gobelets spéciaux afin que les sujets ne puissent pas truquer leur lancer. Encore après, les dés furent placés dans des cages tournant au moyen d’une alimentation électrique et furent également photographiés automatiquement afin d’éliminer des erreurs de l’expérimentateur. En général, les tests consistaient à demander aux sujets de "diriger" la chute des dés afin de faire apparaître la face sélectionnée. De nombreux lancers étaient exécutés successivement pour chaque cible avant qu’une nouvelle cible soit choisie.
A la fin de 1941, un total de 651 216 lancers de dés expérimentaux avait été mené. Les résultats combinés de ces expériences montrèrent un phénomène qui avait une chance sur 10 115 d’être due au hasard. Malgré tout, Rhine hésita à publier ses résultats. Le monde scientifique était encore en réaction émotionnelle face à sa preuve annoncée de la perception extrasensorielle ou ESP (Extra Sensorial Perception), et il ne sentait pas le besoin de déclencher de nouveaux froncements de sourcils par l’annonce d’une autre découverte non orthodoxe.
En 1942, avec l’essentiel de l’équipe du Laboratoire de Parapsychologie appelé à la guerre, la poursuite des expériences de PK s’avéra difficile. A ce moment, Rhine passa en revue les données de ses expériences précédentes et réalisa qu’une analyse de l’effet de position pouvait être effectuée, similaire au déclin des hautes performances en ESP vers la fin des sessions expérimentales, qui avait été détecté quelques mois auparavant. Si ces résultats supérieurs à la chance avaient été causés par probabilité, par des artéfacts, ou par des moyens illégitimes, on se serait attendu à une distribution des succès qui soit constante au long de l’expérience et qui ne déclinerait pas.
Les résultats de ce recensement indiquèrent qu’il y avait plus de succès vers le commencement de chaque série de 24 lancers de dés. Il y avait également plus de succès durant les premières séries de chaque session expérimentale qui contenait typiquement dix séries. Ces résultats n’étaient pas attendus ni même envisagés par les auteurs de l’expérience et par les sujets lors du déroulement des expériences. La probabilité qu’une telle distribution de résultats soit due à la chance était d’environ une chance sur un million. Cette preuve d’un effet supposé psychologique, similaire à celui noté avec l’ESP, constituait un argument suffisamment fort en faveur de la psychokinésie pour justifier une publication. Le premier des papiers paru dans Journal of Parapsychology en 1943. De nombreux autres suivirent.
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13.09.2008
Commentaire de Loulou
Commentaires
Les pyramides ont toujours excité l'imagination des charlatans et cet article ne fait pas exception à la règle.
Situer Orion près de l'étoile polaire et signaler que cette constellation est visible toute l'année ne peut être dit que par quelqu'un ignorant tout du ciel et n'ayant jamais levé l'oeil au dessus de sa tête la nuit. Orion n'est pas visible en été et ne l'a jamais été. Et l'étoile polaire est à environ 45 degrés d'Orion ....
Un peu de rigueur scientifique ne nuirait pas...
Nous mettons ce commentaire en note pour discussion.
Merci de bien vouloir donner votre sentiment à ce sujet.
Comme déjà indiqué, Pause tente de vous donner des informations sérieuses et documentées, prises sur d'autres sites. N'ayant certainement pas toutes les sciences infuses, nous vous prions de nous excuser si nous avons fait erreur et nous comptons sur vous pour nous aider à y voir clair grâce à vos commentaires toujours bienvenus.
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08.09.2008
L'origine des choses
L'Arbre de la Vie redessiné
Des recherches portant sur les relations entre organismes vivants conduisent des biologistes à avancer que l’Arbre de la Vie devrait être redessiné. Ces recherches se fondent sur une large comparaison génétique des formes de vie supérieures. Sur les 5000 gènes examinés, les chercheurs ont identifié 123 gènes communs à tous les groupes connus d’organismes. Ce sont ces gènes communs qui ont été plus particulièrement étudiés. Les chercheurs concluent que l’ensemble de la vie non bactérienne sur Terre, appelée vie eucaryote, peut désormais être divisée en quatre groupes principaux au lieu des cinq groupes jusqu’alors considérés, indique Kamran Shalchian-Tabrizi, du Département de Biologie de l’Université d’Oslo.
L’Arbre de la Vie, grâce à la découverte selon laquelle les deux branches précédemment séparées partagent une histoire évolutionnaire similaire, a perdu une de ses branches. Cela devrait à la fois améliorer et simplifier le travail scientifique dans le futur et avoir des conséquences importantes dans l’étude du développement de la vie et la mise au point de nouvelles thérapeutiques, déclare Shalchian-Tabrizi. En effet, la connaissance des organismes et les développements de la médecine sont souvent basés sur des études comparatives entre espèces, ajoute-t-il. Il est dès lors essentiel de connaître les relations entre les plus grands groupes parmi les eucaryotes.
D’une manière générale, l’ensemble de la vie sur Terre peut être divisée en deux formes essentiellement différentes : les eucaryotes et les procaryotes. Le matériel génétique des eucaryotes est contenu dans un noyau, alors que celui des procaryotes (bactéries et archéens) flotte librement dans la cellule. Les organismes eucaryotes dont les humains font partie peuvent désormais être divisés selon les quatre catégories suivantes : - les végétaux (algues rouges et vertes, et plantes) - les opisthokonts (amibes, champignons et tous les autres animaux dont les humains) - les excavata : organismes autonomes et parasites - enfin le groupe nouvellement défini des « SAR », initiales de straménophiles, alvéolates et rhizaria, du nom de certains membres de ce groupe.
C’est la reconstruction de l’arbre entier des eucaryotes, par le biais des 123 gènes communs, qui a permis d’établir l’existence du dernier groupe. Il avait été dans une certaine mesure identifié auparavant, mais l’on ne pouvait savoir s’il s’agissait d’une observation correcte, faute de données statistiques, désormais disponibles. Chromalveolates et rhizaria étaient des groupes clairement séparés avant ces recherches.
Les recherches ont aussi montré que les algues brunes, les algues siliceuses, et les groupes d’organismes unicellulaires comme le parasite de la malaria, les foraminifères marins et Acanthocystis turfacea appartiennent au même groupe. Auparavant, ces espèces étaient conçues comme n’ayant aucune relation.
L’Arbre de la Vie raconte l’histoire de la vie sur Terre, notamment son rythme de développement. La découverte suggère qu’il y a eu un nombre moins important de grands « événements » que ce qui était considéré, dans le développement des formes supérieures de la vie. Plus la connaissance des branches de l’Arbre de la Vie sera importante, plus les recherches relatives au Big bang de la vie, au début de la vie, seront fécondes, précise Shalchian-Tabrizi. Il y a trois milliards d’années, il n’y avait que des bactéries et des archéens. La vie eucaryote, qui comprend tous les organismes multicellulaires, se développa dans la mer entre moins 1,6 milliard et moins 1,2 milliard d’années. Les premières créatures à accéder aux terres sont vieilles de 500 millions d’années.
http://www.notre-planete.info/actualites/lireactus.php?id...
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05.09.2008
Incroyable
La position dominante au sein de la communauté scientifique mondiale est que la psychokinèse n'existe pas. Les sceptiques et quelques anti-médiums revendiqués, comme les Zététiciens, ont démontré les arnaques de certains et prouvé qu'ils utilisaient des trucs de prestidigitation. La plus célèbre des preuves fut celle d'Uri Geller, réalisé par le magicien James Randi. Les cuillères ne se tordent pas sous le regard de ce personnage.
Le Projet Alpha (impliquant des tests de sujets prétendument capables de psychokinèse), toujours du même James Randi, a démontré que les protocoles expérimentaux en parapsychologie étaient insuffisamment sécurisés contre les trucs de prestidigitation.
Le scepticisme scientifique pense que les résultats obtenus en parapsychologie ont pour origine des "arrangements" au niveau des protocoles, des manipulations statistiques, des concordances hasardeuses des erreurs d'interprétations, voire parfois des falsifications de données. Les différents résultats obtenus ne feraient donc pas la preuve de l'existence de ces phénomènes mais correspondraient simplement à des artefacts. Selon les sceptiques les recherches en parapsychologie prouvent bien plus l'inexistence des phénomènes psi que leur existence.
On pourrait penser que certains résultats d'expérience sont bien le signe d’une interaction de type PK entre un sujet et son environnement. Mais les scientifiques exigent une théorie physique classique. Certains physiciens supposent ainsi qu’il y aurait une possibilité pour un sujet d’interagir avec son environnement au niveau quantique selon son intentionnalité. C’est notamment l’avis du prix Nobel de physique Brian Josephson. Mais bon, on va encore m'accuser d'utiliser les dires de quelqu'un très connu pour asseoir mes dires, à la manière de ceux qui avancent des théories fumeuses sous la caution -à son insu- d'une importante personnalité du monde scientifique internationale. Ceux-là n'ont pas compris en lisant les notes de ce blog que je m'interroge, je doute, je me pose des questions, je vais chercher des informations partout sur la toile, certaines me semblent réfléchies, d'autres stupides. Certaines théories sont à prendre avec de grandes précautions mais ne sont pas à exclure au vu des résultats obtenus dans certains laboratoires de parapsychologie. Ce n'est pas parce qu'il n'en existe aucun en France, formellement reconnus au niveau scientifique que ceux qui sont aux USA sont tenus pas des charlatans. Recherchez sur la toile la problématique de la mesure quantique
http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9canique_quantique
et le Chat de Schrödinger.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Chat_de_Schr%C3%B6dinger
Par exemple, et surtout, tenez-vous bien! Vous voulez du scientifique? lisez sur Wikipédia et vous ne serez pas déçu(e)s!
07:29 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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