29.12.2009

Dans les mots clés...

"quand on est croyant, on ne consulte pas les voyants"

je vais répondre pour les cathos que je connais un peu, because, la réponse en fin de note

exact: les prédictions sont uniquement réservées à Jean, Matthieu et quelques uns du même acabit.... du coup, il n'y a plus grand monde de nos jours...

et si malgré cela vous bravez la damnation éternelle

n'allez pas voir les cartomanciennes le jeudi (pourquoi? je vous envoie un mars si vous avez la réponse!)

et si vous êtes cartomancienne, ne tirez pas les cartes le jeudi (pourquoi? je vous envoi.... etc)

c'est comme vous voulez,.... mais aussi sachez que:

on ne divorce pas

on ne se suicide pas

on épouse pas son cousin ou sa cousine

on épouse pas sa belle-mère ou son beau-père

on ne met pas la charrue avant les bœufs, ou si vous préférez, on ne couche pas avec son ou sa promise avant le mariage

on ne tue pas,

on ne vole pas,

on  ne ment pas

on ne mets pas de préservatif

on ne se fait pas avorter

et, EN PLUS

on ne fait pas un pacte avec le diable

on se confesse au curé,

on fait pénitence

on mange du poisson le vendredi,

on va à la messe 4 ou 5 fois par jour

on baptise et on catéchise ses enfants

on fait carême

on va cherchez des œufs en chocolats à pâques

on se couvre la tête de cendres la veille de pâques

on va à la messe de minuit le soir de Noel

on a une tenue décente à l'église et on respecte le silence du lieu

on va voir les morts à la Toussaints

on baise l'anneau de l'évêque, du pape

on est con comme un français qui se prétend laïc et  se prosterne chaque fois que le pape vient en France en se tapant le cul par terre et en envahissant toutes les chaines de télé, la main tremblante sur le cœur on écoute avec un air con et la bave aux lèvres les chants grégoriens

et je dois en oublier des tas des prescriptions des curés... dont il parait que quelques unes sont inusitées

je vais rajouter celle-là, de mon cru: on donne un chèque au téléthon parce que le reste de l'année on pique la place aux  personnes handicapées mais "j'en ai juste pour 5 minutes"

Mais je vais me faire des ennemi-e car en ces temps de paix, sérénité sur la terre faut pas défriser les deux tiers des français qui se reconnaissent dans l'inénarrable histoire du crucifié de Palestine

Je précise:

Ce n'est pas parce que je rigole de tous ces trucs ci-dessus que je ne veux pas la paix sur la terre, d'une part....

et que l'on m'a fait faire le catéchisme et toutes cérémonies habituelles et pitoyables comme beaucoup de gens avant et après moi on dû faire enfant à cause de parents qui voulaient bien se faire voir des voisins -comme les miens qui étaient de gauche... mais, c'était dans les années 50 et, en France, les cocos se ramassaient à la pelle!

09.12.2009

"Quand la bûche renaît de ses cendres"

La chronique de Valérie Péan, Mission Agrobiosciences

"Souvenez-vous. En fin de repas, après 4 heures passées à table, vous frôlez déjà l'indigestion et l'ennui mortel, et voilà qu'arrive sur la table une sorte de boudin marron, débordant de crème au beurre, recouvert d'un nain ridicule, la scie à la main, et entouré de petits champignons au sucre et de feuilles de houx en plastique. La bûche de Noël allait vous plomber définitivement les systèmes hépatique et digestif.

Eh bien, le pari de cette chronique, c'est de vous réconcilier avec cet infâme dessert. Qui, je vous l'accorde, a quand même considérablement évolué.

Plongeons dans le passé. Bien avant l'ère chrétienne, Celtes, Vikings et autres nordiques barbares, qui craignaient tous que le soleil ne se relève point à l'issue de la nuit, célébraient avec solennité le solstice d'hiver, à partir duquel les jours commençaient à rallonger : c'était leur fête de Yule, celle de la lumière. Au soir du 21 décembre, donc, il fallait choisir avec soin une bonne grosse bûche, taillée dans les meilleurs fûts et ce à la nuit tombée seulement puis dûment décorée de feuillages. Elle devait être de taille suffisante pour flamber trois jours entiers, selon certaines sources, d'où son nom de tréfou dans certaines provinces françaises, voire 12 jours selon d'autres indications : en clair, jusqu'au 6 janvier. Pourquoi 12 jours, c'est une autre histoire, mais disons en résumé que cela permettait de relier le calendrier lunaire - 354 jours, au calendrier solaire.

Mais revenons à nos tisons. Autour de la flambée qui encourageait la renaissance du soleil, promesse d'un nouveau cycle agricole, tout le clan réuni observait attentivement la manière dont se consumait la bûche. Des gerbes d'étincelles en abondance par exemple ? Promesses de bonnes moissons. Mais on pouvait y lire aussi les mariages à venir, le nombre de poulets à naître... Et ce n'est pas fini : la cendre, précieusement recueillie, protège la maison de la foudre et des incendies. Quant aux brandons et aux tisons, ils sont également mis de côté pour allumer la bûche de l'année suivante.

Une fête du feu, donc, à l'égal de la saint Jean pour le solstice d'été, un rite de régénération du temps qui se répand par la suite dans toute la Gaule romaine mais aussi outre Manche, où la bûche s'appelle toujours Yule log.

Les premiers chrétiens eux-mêmes s'y conformèrent sans sourciller. Il faut dire que, jusqu'au IVè siècle, on ne risquait pas à la place de fêter la Naissance de Jésus, puisque la date était inconnue ou fort variable.

Evidemment, l'Eglise a cependant fini par mettre bon ordre dans ces pratiques de mécréants. Exit Yule, remplacé vite fait bien fait par sainte Luce, qui fait nettement plus catholique. Et puis, il y a les petits arrangements avec les dates. Oublié le 21 décembre, on opte après moults atermoiements pour une naissance officielle de Jésus le 25. Principalement pour des raisons stratégiques. Car en plus de Yule, se déroulaient ces foutues saturnales qui déployaient leurs orgies, ripailles et luxures du 17 au 24 décembre. A noter qu'on retrouve ici l'importance du cycle agricole puisque Saturne était le dieu des semailles. Et puis, il y a enfin le culte à Rome du dieu persan Mithra, né d'un rocher le 25 décembre.

Mais les chrétiens sont quand même malins. Pour que leurs nouveaux rites fonctionnent, ils gardent des petits bouts par-ci par-là des autres cultes. Des rites paganistes et de l'Eglise orientale, ils gardent l'idée de fêter la lumière, désormais incarnée par le Christ, soleil invaincu. La bûche n'est pas faite pour déplaire. Sauf qu'il devient de bon ton de la bénir à l'aide de buis des Rameaux précédents...

C'est ainsi que la bûche de Noël continue à brûler tranquillement dans tous les foyers, qu'elle soit appelée Suche en Bourgogne, Kef Nedelez en Bretagne, Tronche en Franche-Comté... C'est apparemment d'ailleurs en Franche-Comté que l'on commence à creuser la bûche pour la garnir de friandises.

C'est que progressivement, dans les maisons bourgeoises, la cheminée est remplacée par les poêles relégués aux cuisines. Mémoire miniature, la bûche se met donc à table à partir du 19ème siècle. Gâteau blanc roulé et farci de confiture, avec glaçage imitant l'écorce, ou pâte d'amande collée au sucre et recouverte d'un glaçage au chocolat... Les avis divergent sur la recette initiale, son lieu de naissance et la date. Les Lyonnais la revendiquent, vers 1880, les Parisiens prétendent l'avoir mise au point dès 1834.

Peu importe. En tout cas, quand le soir de Noël, vous mettrez à la bouche une part de bûche, songez que vous sacrifiez ainsi aux cultes solaires les plus anciens, renouant avec le bon vieux paganisme".

Chronique de Valérie Péan, Mission Agrobiosciences.

 

26.10.2009

Magie et contrepèterie

Regarder les mots clés du blog me permet de connaître un peu les questions que se posent les visiteurs. Quelques uns me font bien rire. Il y a peu, une personne est venu en cherchant "désenvoûtement triangulaire"… si la personne a mon âge, elle doit se souvenir des années 70 avec les soirées échangistes. Je dois dire que le mot et la pratique étaient à la mode, pour ma part, je n'y ai jamais participé, comme je n'ai jamais fumé ni hach ni LSD, je n'ai pas été, non plus, sur les chemins de Katmandou.

 

A 19 ans j'étais enceinte (la pilule ne se trouvait pas en distribution facile comme de nos jours); à 20 ans j'ai eu ma fille, ma mère m'a jetée dehors; sans argent, ni toit, ni travail, j'avais autre chose à faire pour élever ma fille que d'aller dans les clubs échangistes ou triangulaires… ou quadripète ou centrifuge…

 

Je plaisante toujours avec des questions que certains ou certaines croient très sérieuses ou plus qu'importantes. D'accord, c'est bien de connaître le sens de la vie… mais comme les philosophes grecs qui n'étaient pas trop bêtes n'ont pas donné une réponse carrée, concise, précise et… définitive, j'avertis tout simplement les "chercheurs de l'incompréhensible et éternelle question humaine" que trop se lancer dans des aventures grandguignolesques risque de les amener à l'asile d'aliéné ou dans les bras d'une secte; parait qu'il existe quelques 2000 sectes composées d'illuminés et de fous plus dangereux les uns que les autres en France. Comme je suis nulle en maths, je n'ai pas compté dans le monde mais il doit y avoir pas mal de monde qui se prosterne devant le gourou….

 

Mais oui, mais oui… vous avez besoin de donner un sens à "tout ça" et vous allez où le vent vous pousse avec les méandres et circonvolutions de votre modeste intelligence. Moi aussi, j'ai tenté de comprendre le comment et le pourquoi des choses lorsque ma fille m'a ouvert les portes de l'univers avec sa simple question, formulée du haut de ses 4 ans; "maman, pourquoi les gens ont une lumière autour d'eux".

 

Personnellement, comme la vie a toujours été cruelle depuis ma naissance -sans que cela ce soit arrangé ne serait-ce qu'un trimestre- j'ai tenté  de suivre le sentier de la recherche du Moi avec l'Autre Chose. Avec pour mon minable bagage le certificat d'études réussi en 1963. C'était rien, beaucoup moins que la majorité des jeunes d'aujourd'hui, même pour ceux qui quittent l'école sans aucun diplôme comme on dit (mais j'espère qu'au moins, ils ont obtenu le brevet). Dans mes jeunes années, le brevet était totalement inaccessible pour moi parce que j'ai dû aller gagner un revenu supplémentaire au foyer de ma mère veuve en 1962 et ses six enfants. Les deux ainés sont partis dans les études et moi, suis partie à l'usine.

 

Donc, je me suis lancée dans des recherches mais pas très loin, j'avais une nourrice à payer qui gardait ma fille pendant que je tentais de gagner durement notre subsistance. Aujourd'hui, je me dis que j'ai eu beaucoup de chance à comprendre très vite qu'il n'existait aucune magie, aucun pouvoir qui me sortirait du travail besogneux d'une modeste maman-célibataire, gagner suffisamment afin d'élever sa fille: dans les années soixante-dix, il n'y avait pas d'allocation pour ceci ou cela, pas de RMI ni de RSA. Il fallait bosser très dur et marcher droit en ne comptant que sur sa réflexion et son courage.

 

Lorsque je me suis sentie suffisamment solide pour "encaisser" les malheurs et aider les souffrances des autres, je suis devenue professionnelle, guérisseuse pour commencer puis voyante. Je m'étais aperçue en moins d'un an que le magnétisme ne guérissait que les maladies de peau: zona, exéma, brûlures, coups de soleil; pour le restant des maladies ou douleurs, soit j'étais nulle soit le magnétisme n'était pas aussi puissant que l'on croyait; pour ceux qui se croient plus malin-es que moi, j'ai tout de même soigné des centaines de zona car les pharmaciens du coin m'envoyait les malades…. et je me suis soigné moi-même d'un zona… et, tout le monde sait bien qu'un guérisseur ne peut pas se soigner. Raté, je l'ai fais et pour être sûre que je ne me racontais pas d'histoire, je suis allée chez une dermato qui m'a bien confirmé que j'avais un zona et… "Tiens, dit-elle, il est déjà guéri??!!!" et je lui ai révélé que je m'étais auto-guérie ce qui ne lui a pas plus, elle m'a regardé d'un drôle d'air, l'air de celle qui pense "si les malades se guérissent eux –mêmes, maintenant"… oui, je me suis guérie de deux ou trois petites choses. J'ai dis: PETITES.

 

Je me suis déclarée en 1983 à Toulouse, la ville d'Allalouf, le père qui travaillait encore. Vous ne connaissez pas Allalouf? Alors, vous ne savez rien du métier des guérisseurs. Ici, à Toulouse on connaît les vrais de la profession et on connaît les fumiste; nous étions moins de dix professionnels à cette époque, de nos jours, il en existe une quantité… astronomique…. à Toulouse et ailleurs. Bon, je suis à mon compte depuis 1983 mais je m'intéresse à la nutrition, aux plantes depuis… 1964. Il y a trois jours ma cousine me demandais comment faire pour ses cheveux qu'elle perd à poignées… j'ai expliqué…. elle me répond "c'est vrai que toi, depuis le temps que tu t'intéresse à cela, tu en sais des choses. Tu aurais dû être docteur." Là je suis restée coite: cette partie de ma famille qui ne croit pas du tout en ce que je fais et, puis tout à coup, ce compliment incroyable… venant d'elle, oui, c'est un super compliment! Comme je cherche toujours les réponses logiques, raisonnées et sensées, je me dis que ma cousine a bien vieilli!

 

Quand je suis passée de guérisseuse à voyante, une petite chose me turlupinait: les exorcismes. Le barbu sidéral, il y a fort longtemps qu'il ne me préoccupe plus la cervelle, mais comme presque toutes les personnes qui venaient me demandaient si "quelqu'un leur avait envoyé du mal", je voulais savoir le fin mot de l'histoire. Résultat, je suis allée me renseigner à la source. J'ai l'habitude d'aller voir les responsables, les chefs, les patrons, enfin, comme on dit communément, le bon dieu plutôt que ses saints. Et je suis allée me renseigner auprès du chef des exorcistes de l'église catholique française. Excusez du peu.

 

Même qu'il nous a invitées ma fille et moi, c'était juste avant sa grave maladie… Il nous a hébergées une nuit et nous sommes reparties en train. Aller-retour Toulouse à Autun où ce curé était le vicaire général du diocèse. Il m'a expliqué: l'Eglise catholique de France ne faisait plus d'exorcisme depuis le début du dernier siècle, depuis que les psychanalystes avaient annoncé le pouvoir du subconscient, depuis l'avènement de Freud, quoi! Oui, a-t-il dit, il y a bien un exorciste par  diocèse en France, uniquement mandaté par l'évêque mais seulement parce qu'il y avait trop de gens qui se croyaient envoutés! Aussi, quand une personne se trouvait mal dans sa peau, il lui conseillait un petit tour chez le psy et pour ne pas la décourager, la faisait mettre à genoux (ça impressionne) et il récitait une "prière de délivrance" avec la personne, en français ce qui enlevait tout du charme du fameux "vade retro satanas!"; si vous trouvez un curé qui vous récite cela en vociférant, vous vous trouvez devant un prêtre intégriste ou un farfelu d'une autre église… mais, apparemment, depuis peu, les curés peuvent réciter le latin et les intégristes sont revenus dans le giron grâce à Benoît machin… mais, de toutes manières vous êtes bien devant un escroc de votre intelligence car les curés de l'an 3000 ne font plus des exorcisme à la vade rétro… ils souffrent peut-être un peu trop de leur diable perso, c'est-à-dire de leurs pulsions sexuelles, mais, ça c'est une autre histoire!

 

Ho, hé! C'est mon problème de ne pas croire en Dieu… vous croyez bien à pas mal de trucs étranges ou des complications graves de votre intellect, car sinon, il y a de fortes chances que vous ne veniez jamais sur ce blog! Et ne me dites pas que vous êtes sociologue!

05.10.2009

Vibrations, formes, énergies, télépathies, égrégores, etc.

Tout dans l'univers, se manifeste sous forme vibratoire ou énergétique. Vibration et énergie y sont synonymes. Si l'on se pose sur l'hypothèse de la création de l'Univers selon le "big-bang", on se dit qu'il n'y a rien, que c'est l'immense néant, le vide. Puis, tout à coup, c'est l'explosion, ce big-bang qui fait que tout commence. Mais, le big-bang, qu'est-ce sinon explosion. Qui dit explosion dit bruit, force vibratoire et donc énergie de propulsion. Si chrétien, vous préférez le mode: un jour Dieu dit, que la lumière soit…Bien sûr, la lumière fut mais avant ce fait, il y a eu cette parole, il y a eu ce son, il y a donc ce début, ce bruit, cette vibration… Voilà comment j'explique personnellement l'existence des ondes vibratoires. Loin de toutes recherches mathématiques complexes. Je ne les nie pas, mais mon petit cerveau n'est pas capable d'expliquer théorèmes, équations et autre formule mathématiques.

Pire, je suis parfaitement nulle en calcul ou problèmes mathématiques quelconques. Donnez-moi une suite simple de nombres à 3 ou 4 chiffres à ajouter avec l'aide d'une machine à calculer, rien n'y fait; même avec une machine qui fait tout le travail, je me trompe. Oui, c'est mon problème qui n'est pas secret puisque je l'avoue sans honte.  Pourquoi le cacherais-je? je suis compétente dans d'autres domaines ou peu de gens peuvent me suivre. Je suis cependant tout à fait capable de tenir les comptes de mon ménage et de ma petite entreprise. Je dois seulement compter et recompter sans cesse; les chiffres n'entrent que très difficilement dans ma cervelle!

 Tout est conscience c'est à dire information et l'information c'est de la force, de l'énergie qui vibre sur différentes longueurs d'ondes, donc c'est de la puissance. Nous sommes tous émetteur et récepteur d'ondes invisibles que d'aucuns appellent "télépathie". Pour mesure l'activité électrique d'un cerveau on utilise l'appareil appelé "encéphalogramme". Lorsqu'il est plat, quand il n'y a pas d'activité électrique mesure, l'être est décédé.

Notre monde a toujours été régi par des forces énergétiques. L'une d'elles nous concerne particulièrement tout au long de notre existence, celle de "la forme pensée" comme le disent certaines personnes: Dès qu'un groupe humain se constitue, une forme pensée se crée. Elle est la somme des énergies psychiques émise par chacun des personnes de ce groupe donné. Cette énergie psychique constitue un ensemble vibratoire donné. L'ensemble de ces mouvements vibratoires des pensées de chaque personne exerce en retour une puissante influence sur ses membres, C’est ce que certains appellent: un "égrégore". Car, il faut bien lui donner un nom et donc pour le moment, je le reprends à mon compte.

Un égrégore est donc une forme pensée ou idée-force; théoriquement, elle devrait être de qualité neutre mais elle se colore rapidement, pour le meilleur ou pour le pire, des intentions du groupe. la résonance vibratoire émise par la psyché de ce groupe de personnes vibrant sur une note déterminée et ayant une finalité commune vers laquelle ils tendent passionnément devient donc "un égrégore". Les actes, les émotions, les pensées et les idéaux de chaque individu et donc, de leur conscience, constituant ce groupe, fusionnent pour édifier un tout cohérent, une forme pensée avec ses composants énergétiques.

Selon la qualité vibratoire des membres, l'égrégore enchaînera ces derniers à leurs croyances limitatives ou dynamisera leur potentiel créateur et les déliera de toutes influences extérieures. Un égrégore n'est ni bon ni mauvais, il est l'énergie de la pensée formulée librement par chacun, mais, cette énergie est sa force nourricière. Les membres du groupe engendrent l’égrégore par lequel ils sont ombrés à mesure qu’il se constitue. L’action est dès lors réciproque: plus les personnes alimentent l’égrégore et plus celui-ci agit sur elles. La puissance de l’égrégore est fonction du nombre de personnes qui le maintiennent et de l’intensité de leur engagement dans le projet commun.

Les préjugés hérités de notre milieu social culturel ou religieux sont tous des égrégores individuels qui conditionnent selon leur ampleur, la façon de penser de chacun et à hauteur de l'intensité émise par le sujet. Pour certains individus, l'égrégore serait omniprésent avec l'être pensant et agissant. Il flotterait au-dessus de chaque têtes, et seraient reliés à nos cœurs pris dans le sens de l'émotion. Les mêmes disent qu'il s'agit de s'y connecter par un simple état  d'ouverture de la conscience qui serait seulement une pensée, une méditation, une prière, un symbole, une émotion, une coïncidence, un élan de créativité.

L'égrégore fusionné de milliers d'individus révèlerait la réalité d’une entité de peuples, d’un peuple ou d’un groupe de personnes et propulserait cette conscience de l'ensemble vers l'action et la décision. Comme il peut être négatif, sombre et hyper destructeur de part les pensées qui le nourrissent, il peut aussi être positif, clair et peut  procurer de la paix. Cette même explication se rapporte à la personne et son moi intérieur, afin qu'il soit support et de amour non point sexuel mais l'amour inconditionnel de l'humain dans la conscience de sa valeur, de sa force et de son courage, de désir d'union et de la foi et son besoin de solidarité en un nouveau paradigme de vie.

Je vous laisse réfléchir à tout cela et à trouver les options qui vous conviennent de charité et solidarité en liaison avec votre religion ou intellect. Moi, j'ai déjà mes réponses.

19.07.2009

Druides et gui

Remontons d’abord jusqu’à nos ancêtres les gaulois : C’est la sixième nuit du solstice d’hiver, la première de l’année celtique, la " nuit mère ". Un druide vêtu de blanc s’enfonce dans la forêt pour y cueillir le gui sacré du chêne avec une serpe d’or. Il le reçoit dans un drap de lin d’une blancheur immaculée (car il ne doit pas toucher le sol afin de conserver ses pouvoirs) tout en prophétisant " O Ghel an Heu " - traduisez " Que le blé germe ". Quelque peu déformée, cette expression aujourd’hui désuète s’était déjà transformée au Moyen âge en " Au gui l’an neuf ". Les gaulois qui, comme chacun sait, ne craignaient qu’une seule chose, c’est que le ciel leur tombe sur la tête, attribuaient donc à cette plante, outre ses vertus médicinales, des pouvoirs magiques. Le gui chassait les mauvais esprits, purifiait les âmes, neutralisait les poisons et assurait la fécondité des troupeaux. Autre lieu, autre légende, en Scandinavie cette fois. Le démon Loki, par jalousie, tua le dieu soleil Baldut (ou Balder) lui décochant une flèche empoisonnée avec du gui. Preyla, déesse de l’amour, implora les dieux de redonner vie à Baldut, promettant alors d’embrasser quiconque passerait sous le gui. Evidemment, Baldut ressuscita. De cette légende naquit la coutume du baiser sous le gui, dès lors symbole de l’amour et du pardon. Notons au passage que Wagner aurait trouvé là une source d’inspiration pour sa célèbre " tétralogie ". On peut préférer cette version, galloise : Les trois filles du roi Gwydyr, étant promises à trois chevaliers en partance pour la guerre, se retrouvèrent sous un vieux chêne pour échanger des gages d’amour. Les plumes de paon offertes par les jeunes filles n’y suffisant pas, elles accordèrent un baiser à leurs fiancés.

 

Revenons au réel. Le gui " porte bonheur " que l’on vend chaque fin d’année au cœur des cités a effectivement des vertus médicinales. En herboristerie, le gui était prescrit pour soigner l’épilepsie, les désordres nerveux et la digestion. Au 19ème siècle, il entrait dans la composition de remèdes contre la coqueluche. La viscine, substance contenue dans le fruit blanc du gui, servait autrefois à faire de la glu. Plus récemment, utilisée à faible dose, elle s’avère bénéfique contre l’hypertension et les maladies cardiaques. En revanche, utilisée à forte dose, elle peut causer des convulsions, ralentir dangereusement le rythme cardiaque, augmenter la pression artérielle et même provoquer un avortement. Cette substance ambivalente fait actuellement l’objet de recherches scientifiques. Récemment, certaines d’entre elles tendraient à prouver que le gui agirait sur le système immunitaire et parviendrait à inhiber les tumeurs cancéreuses.

 

Ces deux sites vous permettrons de compléter les informations ci-dessus : Agora Québec- Wikipedia-

13.04.2009

Pâques ou

Le mystère, ce mot pudique pour désigner l'absolu." ( E. M. Cioran)

 

Pour bien comprendre le mystère, il faut le distinguer du problème. "Le problème, écrit Gabriel Marcel, est quelque chose qu'on rencontre, qui barre la route. Il est tout entier devant moi. Au contraire, le mystère est quelque chose où je me trouve engagé". Le problème est du côté de l'avoir, du vérifiable, le mystère est du côté de l'être, de l'invérifiable. Comment éviter la transformation du mystère en problème? Comment éviter, par exemple, le passage, qui semble fatal, du mystère de l'amour aux problèmes sexuels?

 

On peut participer au mystère de l'éveil de l'intelligence d'un enfant. Ce mystère devient un problème dès lors qu'un test révèle, ou plutôt étale le fait que le quotient de l'enfant est au-dessous de la moyenne... ou trop au-dessus. Le problème est étalé à la portée de tous les regards, même les moins respectueux. Le propre du mystère est qu'il est voilé et que j'en fais partie.

 

On aura compris le lien entre le problème et la science. Partout où passe la science, s'accroît le risque qu'un mystère soit réduit à l'état de problème. "Le mystère a une priorité manifeste sur le problème, le premier étant de l'ordre de l'inquiétude, le second appartenant à la curiosité." (Gabriel Marcel)

Le grand mystère, au terme et au centre de notre vie, la mort, est devenu un problème. Et là se trouve précisément le problème.

 

Essentiel

"Que seriez-vous si vous n'étiez mystère?

Un peu de songe sur la terre

Un peu d'amour, de faim, de soif, qui font des pas

Dont aucun ne fuit le trépas.

Et vous partageriez le pur destin des bêtes

Si les Dieux n'eussent mis comme un puissant ressort,

Au plus intime de vos têtes

Le grand don de ne rien comprendre à votre sort."

 

Paul Valéry

 

***

"L'intelligence ne peut jamais pénétrer le mystère, mais elle peut et peut seule rendre compte de la convenance des mots qui l'expriment. Pour cet usage, elle doit être plus aiguë, plus perçante, plus précise, plus rigoureuse et plus exigeante que pour tout autre."

 

Simone Weil, La pesanteur et la grâce.

 

Documentation

Jacques Dufresne, Perséphone et les semences, conférence prononcée le 8 juillet 1999 lors de l'Assemblée annuelle de l'Association canadienne des producteurs de semences, à Québec, Hôtel Loew's Le Concorde.

André Gence, L'Art liturgique: quand le mystère devient visible, conférence tirée de Sur la terre comme au ciel. Recueil de conférences, Marseille, La Thune, 1997.

16.02.2009

La bourlingue du Saint Suaire

Infos tirées du livre "Les Secrets du Vatican, de Bernard Lecomte, Perrin

La datation par le carbone 14 a, forcément, mis tout le monde d'accord. Trois laboratoires ont été mandatés pour participer à la recherche: ils sont d'accords, le linceul a bien été fabriqué au Moyen Age

[….] des centaines d'articles de presse, d'émissions de télévision, d'expositions et de livres vont reprendre le diagnostic émis solennellement par l'archevêque de Turin. […] L'Eglise elle-même voit sa prudence récompensée. Dès l'apparition du linceul, en 1357, les évêques du diocèse de Troyes avaient mis en doute son authenticité […..] certes, le pape Sixte IV a finalement reconnu l'authenticité du linceul en 1471; certes, le pape Jules II a approuvé, dans une bulle de 150 le culte public du "linceul dans lequel notre seigneur Jésus-christ lui-même fut mis au tombeau" mais au XXe siècle, le doute et la méfiance on repris l'avantage  [….]

 

En 1931, l'archevêque de Turin de l'époque, Fossati, organise la première ostension du XXe siècle. Parmi les innombrables fidèles qui découvrent la soi-disant relique à cette occasion se trouve un certain Giovanni Bazttista Montini que l'on connaîtra sous le nom de Paul VI. Le cardinal Fossati poussera les scientifiques à s'intéresser au linceul. Le cardinal successeur, Pellegrino sera hostile à tout examen scientifique. Le linceul est la propriété du roi d'Italie, Humbert de Savoie qui en 1969, à l'exposition du linceul en 1973 sous le règne de Paul VI, il y aura l'acceptation du principe d'une ostension de trente minutes à la télévision, ce qui sera en novembre 1973. Paul VI dira que la projection sur écran du suaire lui fait voir le visage du Christ comme "si vrai, si profond, si humain et divin" qu'il en est "fasciné"; il dira enfin "quelle chance et quel mystère de voir Jésus! Lui, vraiment Lui!" [……]

 

Mais en octobre 1988 après la révélation officiellement reconnu par le cardinal Ballestrero qui aurait calmé le jeu, paradoxalement, cette révélation va susciter une nouvelle vague de contestations et de doutes chez les experts du monde entier. Car cette conclusion, qui était pour le moins péremptoire, ne faisait que mettre en évidence toute une série de mystère scientifiquement incompréhensibles. Au point qu'une thèse se fait jour, celle d'une fausse relique réalisée par un artisan génial du XIV e impliquant des postulats assez insensés. Des chercheurs vont remette en question la fiabilité de la méthode par datation par le carbone 14!

 

En mai 1988, Jean-Paul IKI va s'agenouiller devant le linceul pour "vénérer" (sic) l'icône de la souffrance d'un innocent (re-sic). Désormais, l'église ne se prononce plus sur la fiabilité du suaire, dont elle n'a "pas de compétence spécifique" pour se prononcer sur le sujet mais, cette "icône de la souffrance" vraie ou fausse, présente pour Jean Paul II une coïncidence "frappante" avec le récit évangélique de la passion. Les chrétiens donc contemplent le linceul en tant que signe de la souffrance, miroir de l'évangile, image de l'amour de Dieu. Sans plus. Pour le même pape, c'est le saint-sacrement qui "se trouve au centre des attentions de l'église" ce qui signifie "la présence véritable, réelle et substantielle du Christ". Il y eut une nouvelle ostension pour le grand jubilé de l'an 2000; Pour lui "l'église n'a-t-elle pas reçu la mission de faire resplendir le visage du Christ". Pour les catholiques, tout est bon qui rapproche de dieu.

Réalisé également avec des indication de Valeurs Actuelles du 29 janvier 2009, page 36.

02.12.2008

Lourdes : cinq guérisons "remarquables" authentifiées

Par Chloé Durand-Parenti (avec agence)

"J'ai rangé mon fauteuil roulant et je ne n'ai plus jamais eu besoin de l'utiliser", témoigne Madame B., atteinte de myopathie avant son sixième pèlerinage à Lourdes. Un cas de guérison reconnu "remarquable" par le Comité médical international de Lourdes. Le Comité médical international de Lourdes (Cmil), chargé d'examiner les déclarations de guérisons spontanées survenues à la suite d'un pèlerinage dans la grotte de Massabielle, a déclaré lundi cinq cas "remarquables". Des personnes qui allaient mal, voire très mal, et qui sont aujourd'hui rétablies sans que rien n'indique que leur pathologie puisse ressurgir. Des histoires humaines, soumises à des expertises approfondies, et que le Cmil dévoile laissant toutefois à chacun "la liberté de les interpréter". Ainsi, Madame B., 53 ans, souffrait de myopathie depuis l'enfance. Elle vivait en fauteuil roulant depuis l'âge de 34 ans. À l'issue d'une série de six pèlerinages à Lourdes en 2004, elle paraît désormais définitivement guérie.

"J'ai réalisé que je rentrais pour la sixième fois de pèlerinage à Lourdes, et que je n'avais rien demandé pour moi-même. Chaque fois, j'avais prié pour les autres et demandé des forces spirituelles, mais jamais je n'avais prié pour demander ma guérison physique", raconte-t-elle. "Je me suis immédiatement tournée vers Notre-Dame de Lourdes et je lui ai dit : Tu vois, je rentre de Lourdes et je n'ai jamais demandé ma guérison. Maintenant, je suis prête, demande à ton Fils de me guérir, s'il le veut ", se remémore-t-elle. "J'ai terminé ma prière. Il ne s'est rien passé de particulier. Simplement, je me suis levée, j'ai commencé ma journée, j'ai travaillé, marché, bougé, sans m'arrêter de la journée. Je n'avais plus aucune fatigue, plus aucune douleur, j'avais retrouvé toutes mes forces, témoigne-t-elle, émue. J'ai rangé mon fauteuil roulant et je ne n'ai plus jamais eu besoin de l'utiliser."

Chacun des quatre autres cas retenus par le Cmil est aussi saisissant. Car, en l'état actuel des connaissances de la médecine, ils demeurent parfaitement inexplicables. En 1992, le diagnostic concernant Madame M. n'était guère optimiste. Atteinte d'un lymphome malin avec atteinte plurale, traité par six cures de chimiothérapie, elle avait dû être réanimée après un syndrome de détresse respiratoire aiguë. Elle se trouvait dans le coma. Un ami de son mari s'est alors rendu pour elle dans la grotte miraculeuse. Accompagné de sa propre épouse, il a déposé un cierge et a prié pour sa guérison. Madame M. est sortie du coma, subitement guérie de son lymphome. Comme elle, madame A. atteinte d'une sclérose en plaques qui la contraignait à se déplacer en fauteuil roulant, monsieur F. souffrant de sévères douleurs dorsales que la morphine ne parvenait plus à soulager et madame P. victime des séquelles d'un traumatisme cervical résultant d'un accident de la circulation, ont retrouvé une vie normale sans l'appui d'un traitement médical.

Enquêtes et diagnostics approfondis

"Ces cas ont fait l'objet d'un diagnostic approfondi. Et ces guérisons ont été accompagnées de transformation spirituelle évidente", indique le professeur François-Bernard Michel, qui préside le Comité composé d'une vingtaine de membres. Les cas de guérisons remarquables répondent à quatre critères portant notamment sur l'observation clinique, avec l'examen de dossiers par des experts internationaux, sur des faits remarquables accompagnant l'évolution de la maladie. Une "véritable démarche de foi" associée à la guérison est également nécessaire à l'inscription au rang de guérisons remarquables. "Il n'est pas question pour ces cinq cas de reconnaître des miracles au rabais", a souligné le professeur Michel pour qui "il ne faut pas que l'arbre des miracles cache la forêt des guérisons".

Avant l'annonce de ces cinq nouvelles guérisons remarquables, 67 cas de guérisons miraculeuses avaient été reconnus par l'Église catholique depuis la création en 1883 du Bureau médical de Lourdes, chargé de recevoir les déclarations de guérisons et de les authentifier. Depuis son ouverture, le Bureau médical de Lourdes a enregistré plus de 7.000 déclarations de guérisons spontanées. Seules 67 d'entre elles ont vu leur caractère miraculeux reconnu au terme d'un long processus d'enquête. Toutes les preuves médicales doivent être en effet réunies pour attester de la guérison définitive. Celles-ci sont présentées à un Comité médical international, composé d'une vingtaine d'experts médicaux, qui se réunit une fois l'an. La reconnaissance d'un miracle relève ensuite de l'Église.

Une "véritable démarche de foi" est nécessaire à l'inscription au rang de guérisons remarquables

© JOSE NAVARRO / MAXPPP

http://www.lepoint.fr/actualites-societe/lourdes-cinq-gue...

28.11.2008

Le passé imaginaire

Mythes et légendes

Les mythes dépendent de l’interprétation du symbolisme qui en fait leur sens profond mais définir la nature intrinsèque du mythe est plus ardu. Pour Platon c’était "une façon de traduire ce qui relève de l’opinion et non de la certitude scientifique." Les philosophes y voient "un ensemble de symboles très anciens, destinés primitivement à envelopper les dogmes philosophiques et les idées morales, dont le sens serait perdu" (Lavedan). "Nous utilisons à chaque instant des symboles. Ils proviennent de multiples disciplines de recherche, l'histoire des civilisations et des religions, en passant par l'étude de la linguistique, la psychologie, la critique d'art, l'anthropologie et la médecine. Ces disciplines sont à la base de techniques de propagandes diverses, de théories politiques et sectaires, voire de techniques de persuasion (vente) ou publicité. Les symboles nous font agir, mêlent des énergies incroyables qui agissent en nous et nous font réagir de façon plus ou moins consciente. Le symbole nous parle à travers nos croyances, nos idées, notre culture, influence nos émotions. Nous traduisons le symbole par une suggestivité personnelle, notre intuition…: ….L'explication du symbole est personnelle, variant de l'un à l'autre parce qu'elle procède tout entière de l'être. Chaque explication est l'héritage à la fois bio-physico-psychologique de civilisations millénaires mais aussi, il est différencié par la tradition, la culture individuelle voire l'anxiété du sujet éprouvé à un certain moment crucial de sa vie intime. Le symbole est la cristallisation des forces instinctives ou spirituelles d'un individu, plus ou moins déformée par le prisme de sa conscience des choses."Josyane Joyce; Explication des Rêves".

D’autres évoquent une dramaturgie sociale ou une histoire poétisée. Une représentation de la vie des peuples, leur histoire avec ses héros et ses exploits, rejouée symboliquement au niveau des dieux et de leurs aventures.

L’interprétation éthico-psychologique de Paul Diel instaure une dimension supplémentaire: Les figures les plus significatives de la mythologie représentent chacune une fonction de la psyché et leurs relations entre elles expriment la vie psychique des hommes, partagés entre les tendances opposées vers la sublimation ou le pervertissement. (d’après le dictionnaire des symboles – Jean chevalier, Alain Gheerbrant).

Les embryons de la pensée mythique sont probablement contemporains de l’éveil de la conscience, du langage, et de l’abstraction. Mais la préhistoire de l’Europe contribue à une compréhension accrue des développements tous azimuts que les mythes vont acquérir dans les temps reculés.

Au VIIe millénaire av. J.-C. l'Europe en est encore au "néolithique". Les peuples clairsemés qui l’habitent vénèrent la Déesse Mère, la Terre. Cette déesse s’identifie aussi avec les cycles de la nature, la nouvelle lune, l’eau. La société est de type matriarcal pratiquant l’agriculture et l’élevage. Les foyers principaux sont à l’est, les plaines du Danube, à l’ouest les peuples des mégalithes tout au long de l’océan atlantique.

Au Ve millénaire apparaissent très à l’est, au nord de la Mer Noire, les Kourganes. Ces tumulus funéraires indiquent d’autres coutumes. On y trouve des haches de combat, des poignards, et les chefs sont inhumés avec de jeunes femmes, probablement immolées. Le peuple des kourganes vient des lointaines steppes de Russie et progresse lentement vers l’ouest. Il adore le soleil, l’éclair, le père (non comme géniteur mais comme chef suprême tout puissant). Ces migrations d'est en ouest vont se généraliser dans les millénaires suivants ; elles portent avec elles  l’indo-européen, langue d’où sont issues les langues d’Europe construites sur ses racines : (Langues celtiques, romanes, germaniques, slaves, baltes, helléniques).

La rencontre des deux "civilisations" sera à l’origine du "Miracle Grec" montrant non pas la phagocytose des plus faibles par les plus forts, mais une complémentarité, une symbiose culturelle particulièrement évidente dans  le profil  des principaux dieux.

*** Zeus, Arès et Poséidon cumulent sur leur tête la symbolique musclée des migrants (ciel, foudre, tonnerre, éclairs, tremblements de terre, tempêtes, carnages …)

*** Déméter, Perséphone et Aphrodite sont plus paisibles (moissons et fécondité, germination après le séjour aux enfers, amour et beauté…)

***Quant à Apollon (soleil et médecine), Héra (violente mais maternelle) et Athéna (guerrière mais symbole de sagesse et de paix) ils procèdent d’une mixité complexe, d’une synthèse des contraires qui, alliée aux caractères sans ambiguïté des précédents, fait la richesse subtile de tous les mythes, et de ceux liés aux Arbres d’Europe en particulier.

Pour conclure  ces quelques notions, comment ne pas laisser la parole à  Claude Lévi-Strauss ? "Malgré les nuages d’encre projetés par la tradition judéo-chrétienne pour la masquer, aucune situation ne paraît plus tragique […] que celle d’une humanité qui coexiste avec d’autres espèces sur une terre dont elles partagent la jouissance, et avec lesquelles elle ne peut communiquer. On comprend que les mythes refusent de tenir cette tare de la création pour originelle, qu’ils voient dans son apparition l’événement inaugural de la condition humaine et de l’infirmité de celle-ci." Ainsi pour Claude Lévi-Strauss "les mythes seraient, pour l’homme, le refus d’être infirme; le rêve d’être accueilli dans la grande famille des enfants de la terre où l’échange avec ses frères vivants anéantirait l’angoisse de la solitude".

Dans le blog suivant

http://phytotherapie.hautetfort.com

commence une intéressante suite de notes sur le langage des fleurs et des arbres.

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19.11.2008

Comment fabriquer son miracle

Voici quel sont les ingrédients pour reproduire le miracle de la liquéfaction du sang de Saint Janvier à Naples. Ce miracle de la liquéfaction du "sang de Saint Janvier" qui a toujours lieu de nos jours, peut très bien s'expliquer par... une simple recette chimique (orcanette, spermaceti, éther sulfurique*) qui se trouve, entre autres, dans le dictionnaire de Pierre Larousse du XIXème siècle ! Une "ampoule miraculeuse" fabriquée au tout début des années 1980 par Henri Broch présente toutes les caractéristiques du miracle dans lequel la surnaturelle transition dur -- vers liquide se fait en fonction... de la température.

Pour les détails sur le miracle de la liquéfaction du sang de Saint janvier, cf. le chapitre spécifique dans l'ouvrage "Le Paranormal", Seuil (1985) 2001 en pages 103 à 112 (éd. 2001) ainsi que les compléments d'information en pages 310 à 314 dans le chapitre "Quelques astuces des thaumaturges au fil des siècles" de l'ouvrage "Au Coeur de l'Extra-Ordinaire", éd. book-e-book.com 2005.

Ceci étant, voici la "nouvelle hypothèse", médiatisée à la suite de la publication d'une lettre de sceptiques italiens dans la revue Nature le 10 octobre 1991, d'une substance thixotrope (c'est-à-dire qui se liquéfie sous l'effet d'un choc) pour expliquer le miracle de Saint Janvier... n'est pas si nouvelle que cela puisqu'elle a été déjà publiée plusieurs fois par le passé par d'autres auteurs et, de plus, elle n'explique pas toutes les caractéristiques du miracle. Ce que fait par contre fort bien l'hypothèse du mélange sensible à la chaleur.

Pour être exhaustive, sachez qu'il y a également d'autres recettes. Henri Broch, dans son livre "Au Coeur de l'Extra-Ordinaire", en a donné une (sans éther et à base de bile de bœuf) qui provient du témoignage d'un médecin qui ... a assisté à la fabrication de la recette in situ dans la pharmacie de l'hôpital municipal de Naples ! Vous trouvez les informations sur ces derniers points, dans l'ouvrage "Au Coeur de l'Extra-Ordinaire", éd. book-e-book.com 2005

 (* Contrairement à ce qui est allégué quelquefois, l'éther sulfurique n'est en rien un anachronisme dans cette recette puisque cet éther, le vitriol doux, a été découvert... par le "chimiste" catalan Raymondus Lullus au XIIIème siècle, vers 1275)

 

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